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L'épître aux Hébreux

Vous avez choisi d’étudier l’épître aux Hébreux. C’est un bon choix. Cette épître exalte particulièrement la personne de notre Seigneur Jésus-Christ. L’épître insiste sur son entière divinité, son authentique humanité, et l’entière suffisance de son œuvre sur la croix. Contrairement à tous les autres livres du N.T., l’épître aux Hébreux se réfère à l’œuvre sacerdotale de notre Seigneur. Elle est importante pour comprendre la relation entre l’Ancien et le N.T. Elle met l’accent sur l’endurance dans la vie chrétienne ainsi que sur la doctrine et la pratique de la foi.

L’épître aux Hébreux et l’épître aux Romains se distinguent comme les deux plus grandes épîtres (ou lettres) du N.T. Un enseignant biblique bien connu appelle l’épître aux Hébreux « l’épître la plus profonde du N.T. ». Un autre enseignant la décrit comme l’écrit doctrinal le plus développé de tout le N.T. ; un autre encore comme un « livre grandiose et solide ».

Lorsque nous entamons l’étude d’un livre de la Bible nous devons nous poser quelques questions et chercher à y répondre : Qui a écrit ce livre ? Quand l’a-t-il écrit ? À qui s’adresse-t-il ? Pourquoi l’a-t-il écrit ? En posant ces questions nous découvrons pourquoi l’écrivain E.F. Scott appelle l’épître aux Hébreux « l’énigme du N.T. », car il est difficile de répondre à ces questions. Des hommes de Dieu connus pour leur enseignement biblique fiable ont donné des réponses diverses. Cela ne devrait pas nous troubler, car il est possible de comprendre l’épître dans son ensemble sans avoir trouvé une réponse concluante à ces questions d’introduction.

Pourquoi étudier l’épître aux Hébreux ?

1. Cette épître exalte d’une manière particulière la personne de notre Seigneur Jésus-Christ. L’épître aux Hébreux, déclare un écrivain bien connu (David Gooding), resplendit de la gloire de Jésus-Christ. L’épître insiste sur son entière divinité, son authentique humanité, et l’entière suffisance de son œuvre sur la croix. Contrairement aux autres livres du N.T., l’épître aux Hébreux se réfère à l’œuvre sacerdotale de notre Seigneur (aucun autre auteur du N.T. n’appelle Jésus sacrificateur ou souverain sacrificateur).

2. L’épître aux Hébreux est importante pour comprendre la relation entre l’A.T. et le Nouveau.

3. L’épître souligne la nécessité de l’endurance dans la vie chrétienne. Et, enfin, elle focalise sur la doctrine de la foi et la vie par la foi.

L’auteur de l’épître aux Hébreux ne sépare jamais la doctrine de la vie chrétienne pratique, il y a donc des raisons d’ordre pratique d’étudier son épître, particulièrement de nos jours :

- Notre ère est celle du matérialisme et du laïcisme. C’est un temps où le peuple de Dieu a besoin de se rappeler qu’il se compose de pèlerins en chemin vers la cité céleste (11.10 ; 13.14)

- Notre temps est celui de « doctrines diverses et étrangères » (13.9) auxquelles répond le portrait du Christ éternel que l’épître nous propose (13.8). De nombreux faux enseignants des temps modernes présentent des hérésies qui abaissent la personne de Jésus-Christ, hérésies réfutées par l’enseignement clair de l’épître aux Hébreux.

- De nos jours beaucoup de croyants en Jésus-Christ s’éloignent de l’enseignement biblique sur la vie chrétienne exposé dans l’épître aux Hébreux. Peu à peu ils accordent aux cérémonies et aux rites religieux une importance que la Bible n’approuve pas.

- Notre temps est celui de l’incertitude et du mal de l’âme (comme le prouve le grand nombre de conseillers et de psychologues chrétiens). Pour ces raisons, chaque croyant a besoin de se rappeler qu’il a libre accès au trône de grâce de Dieu et qu’un accueil familial l’y attend (4.14-16). Enfin, c’est le jour du « christianisme électronique », où bien des croyants remplacent l’assistance à l’église par les émissions religieuses télévisées, radiodiffusées ou enregistrées sur CD. À une telle époque le message de l’épître aux Hébreux est essentiel. L’épître enseigne que la vie chrétienne est une vie d’encouragement réciproque et de communion avec d’autres croyants dans la soumission aux conducteurs locaux (10.24-25 ; 13.1, 7, 17).

Qui a écrit l’épître aux Hébreux ?

Certains disent que c’était Paul

Certaines de nos traductions de la Bible donnent pour titre : « L’épître de l’apôtre Paul aux Hébreux ». L’idée selon laquelle Paul aurait écrit l’épître aux Hébreux est très ancienne. En l’an 200 certains chrétiens croyaient déjà que Paul avait écrit l’épître. Ce n’est guère surprenant parce que ce livre relève clairement de l’esprit paulinien. Mais aujourd’hui la plupart des théologiens sont arrivés à la conclusion que Paul n’a pas écrit l’épître aux Hébreux.

Il y a plusieurs raisons de rejeter l’idée que Paul en soit l’auteur :

1. Même si certaines traductions ont le nom de Paul dans le titre, il n’en est pas ainsi des manuscrits grecs.

2. Depuis les premiers jours certains chrétiens ont nié que Paul ait écrit ce livre.

3. L’épître est anonyme ; l’auteur n’a pas révélé son nom, tandis que Paul s’identifie dans chacune de ses treize épîtres (2 Th 3.17).

4. À l’opposé des épîtres de Paul, celle aux Hébreux ne contient pas de salutation et ne nomme pas le groupe qui a reçu la lettre.

5. Le plan de l’épître aux Hébreux diffère de celui des épîtres de Paul. En général, Paul commence ses épîtres par une section doctrinale suivie d’une section sur la vie chrétienne pratique. En revanche, dans l’épître aux Hébreux les discussions doctrinales et les applications pratiques sont entremêlées.

6. Le style de l’épître aux Hébreux est différent de celui des écrits de Paul. L’épître aux Hébreux est une œuvre littéraire au style raffiné, alors que les épîtres de Paul ont un style plus rugueux.

7. L’auteur de l’épître aux Hébreux dit dans Hé 2.3 quelque chose que Paul n’aurait jamais dit. Il dit qu’il n’a pas reçu l’évangile du Seigneur lui-même, mais de ses disciples. Paul, par contre, affirme fermement qu’il a reçu la vérité non des hommes mais du Seigneur lui-même (Ga 1.12).

L’auteur de l’épître aux Hébreux et l’apôtre Paul soulignent des doctrines différentes.

1. Paul a tendance à souligner la résurrection ; l’épître aux Hébreux ne le fait pas (13.20).

2. Paul ne parle jamais de Jésus-Christ sacrificateur, tandis que le sacerdoce de Jésus-Christ est le thème de l’épître aux Hébreux.

3. Paul parle de l’œuvre de Jésus-Christ en soulignant la justification et la réconciliation, tandis que dans l’épître aux Hébreux l’accent est mis sur la purification, la sanctification et la perfection.

4. Pour Paul « la foi » se rapporte à la confiance du pécheur en Jésus-Christ ; dans l’épître aux Hébreux « la foi » concerne plutôt la fidélité et la persévérance.

5. Paul souligne fortement l’œuvre du Saint-Esprit dans la vie du chrétien ; l’épître aux Hébreux a très peu à dire concernant le Saint-Esprit.

6. Paul enseigne que Jésus-Christ est le chef de l’église, composée de Juifs et de non-Juifs réunis en un seul corps, mais cette doctrine est absente de l’épître aux Hébreux.

7. L’auteur de l’épître aux Hébreux n’utilise jamais l’expression « en Christ » qui caractérise les écrits de l’apôtre Paul.

Certains ont soutenu que le fait de nier que Paul soit l’auteur de l’épître constitue une attaque rationaliste de l’inspiration de l’épître aux Hébreux. Une telle critique est injuste pour deux raisons :

a. L’épître ne se prétend nullement être de Paul.

b. Le refus de voir Paul comme l’auteur de l’épître remonte à l’église primitive.

Certains hommes universellement reconnus comme de fidèles enseignants de la Parole de Dieu ont nié dans leurs écrits que Paul ait écrit l’épître aux Hébreux. D’autres ont soutenu que l’épître aux Héb. est de Paul parce qu’elle cite Ha 2.4. Les seules autres citations de ce passage dans le N.T. se trouvent dans des lettres de Paul (Ro 1.17 ; Ga 3.11). Le fait que deux livres du N.T. citent le même passage de l’A.T. n’est pourtant pas la preuve que les deux aient été écrits par la même personne (comparez Mt 27.46 et Mc 15.34).

D’autres personnes défendent l’idée que Paul en soit l’auteur par une argumentation basée sur 2 Pi 3.15-16. Ils comparent 2 Pi 3.1 (« Voici déjà la seconde lettre que je vous écris ») et 1 Pi 1.1 (« à ceux qui sont étrangers et dispersés »). Ils supposent que 1 Pierre et 2 Pierre ont été écrits aux mêmes lecteurs et en concluent que dans 2 Pierre l’apôtre écrivait aux chrétiens judaïques. Dans 2 Pi 3.15 Pierre dit que Paul avait écrit plus tôt à ce même groupe, c’est-à-dire qu’il avait écrit une épître aux chrétiens judaïques, ou aux « Hébreux ». Ce point de vue présente deux problèmes :

1. Il part de l’idée que la « première » lettre dont il est question dans 2 Pi 3.1 est 1 Pierre. Pourtant la description par Pierre de sa précédente lettre ne correspond pas à 1 Pierre. Il semble bien plus probable que la « première » lettre de 2 Pi 3.1 est une des nombreuses lettres des apôtres qui ont été perdues pour la postérité (voir 1 Co 5.9 et Col 4.16). Il est très possible que la lettre de Paul dont il est question dans 2 Pi 3.15-16 soit l’épître aux Romains. Comparez la référence à la patience de Dieu concernant la deuxième venue de Jésus-Christ dans 2 Pi 3.9, 15 et Ro 2.4.

2. Même si 2 Pierre a été écrit à un groupe de chrétiens judaïques à qui Paul avait également écrit, cela ne prouve pas que Paul ait écrit la lettre aux Hébreux. Il est possible que la lettre de Paul à laquelle Pierre fait allusion ait également été perdue.

Certains étudiants de l’épître aux Hébreux dans l’église primitive ont cru que Paul avait écrit l’épître aux Hébreux et que Luc l’avait traduite en grec. Ce point de vue a généralement été rejeté pour trois raisons :

1. Luc était un chrétien d’origine non-Juive (comparez Col 4.11 et 4.14), tandis qu’il est fort probable que l’auteur de l’épître aux Hébreux est juif de naissance.

2. Rien ne montre qu’aucune autre lettre du N.T. ait été produite de cette façon.

3. Comme nous l’avons signalé plus haut, il y a des différences notoires entre la pensée de Paul et celle de l’épître aux Hébreux.

D’autres noms ont été proposés

D’autres chrétiens de l’église primitive ont pensé que l’auteur de l’épître aux Hébreux était Barnabas, le collègue chypriote de Paul (Ac 4.36 ; 13.1). En tant qu’helléniste, c’est-à-dire, juif de la Dispersion, et de langue grecque, Barnabas avait peut-être les qualifications littéraires pour écrire cette épître. Ses compagnons chrétiens connaissaient Barnabas comme « fils de l’exhortation » (Ac 4.36), ce qui suggère qu’il ait pu écrire l’épître aux Hébreux, que son auteur appelle « un mot d’exhortation » (13.22). Le même mot grec est utilisé dans ces deux versets.

Le seul autre écrivain possible ayant reçu le soutien traditionnel de l’église primitive est Clément de Rome, un responsable de l’église à la fin du premier siècle de notre ère qui a écrit une épître aux chrétiens de Corinthe. Nous pouvons expliquer les similitudes que certains ont remarquées entre son épître et celle aux Hébreux par le fait qu’il a cité l’épître aux Hébreux lorsqu’il écrivit aux Corinthiens.

À l’époque de la réforme protestante, Martin Luther (1483-1546 après Jésus-Christ) a suggéré que l’auteur de l’épître aux Hébreux soit Apollos (Ac 18.24-25). Cette proposition a été acceptée par beaucoup jusqu’à nos jours. Apollos aurait eu bien des ressemblances avec l’auteur de l’épître. C’était un juif, un homme éloquent, « versé dans les Écritures » et un enseignant fiable. Aucune tradition primitive ne soutient ce point de vue, et il n’existe aucun écrit connu d’Apollos auquel nous pourrions comparer l’épître aux Hébreux.

Les autres noms proposés incluent ceux de Silas, de l’apôtre Pierre, de Philippe l’évangéliste et d’Epaphras. Deux noms proposés au 20ème siècle sont ceux de Priscille et de Marie, la mère de notre Seigneur. Des arguments intéressants ont été présentés pour et contre ces théories en faveur d’une femme écrivain. L’objection la plus parlante à ce point de vue est le fait que l’auteur emploie un participe masculin lorsqu’il fait allusion à lui-même dans Hé 11.32 (« le temps me manquerait »).

La plupart des théologiens modernes se rangent à l’avis de celui qui a écrit il y a bien longtemps : « Qui a écrit l’épître ? En vérité, Dieu le sait. » Que nous ne connaissions pas l’auteur humain de l’épître aux Hébreux est probablement l’objectif désiré. L’auteur de l’épître aux Hébreux s’intéressait peu aux rédacteurs humains des textes bibliques qu’il cite dans son épître. Ce qui avait la plus grande importance pour lui était le fait que Dieu ait parlé, et c’est ce qui est le plus important dans l’épître aux Hébreux elle-même. Ce que nous pouvons dire avec assurance c’est que l’auteur était un chrétien qui avait entendu le message de l’évangile de la part des apôtres (2.3-4). C’était un homme (c’est-à-dire un mâle) bien versé dans la traduction grecque de l’A. T., la Septante, qu’il cite régulièrement. Son style d’écriture, son vocabulaire et ses moyens d’expression se combinent pour produire une lettre dans le meilleur grec du N.T. C’était un helléniste (Juif de langue grecque appartenant à la dispersion) qui évoluait dans l’entourage de Paul (13.23).

À qui l’épître aux Hébreux a-t-elle été écrite ?

La première chose que nous pouvons dire des premiers lecteurs de l’épître aux Hébreux, c’est qu’ils étaient chrétiens. Cela est clair par les termes que l’auteur de l’épître emploie pour les décrire. Il appelle les destinataires « bien-aimés » (6.9), « frères saints » (3.1), vous « qui avez part à la vocation céleste » (3.1) et « participants de Christ » (3.14). Il dit également dans 6.18 que leur « seul refuge a été de saisir » l’espérance chrétienne. Dans 10.19-25 il les exhorte non pas comme s’il pensait qu’ils ont besoin de se convertir, mais comme s’ils avaient besoin de jouir de certains privilèges qui leur appartenaient déjà. De plus, dans 12.1 il les encourage non pas à commencer le parcours de la vie chrétienne mais à continuer sur le parcours qu’ils ont déjà commencé. Enfin, dans 13.18 il leur demande de prier pour lui. C’est une requête qu’il n’aurait pas adressée à des non-croyants. En bref, les lecteurs, pour la plupart en tout cas, étaient chrétiens.

Nous pouvons être encore plus précis concernant l’identité des premiers lecteurs de l’épître aux Hébreux. Même si de nombreux érudits ont soutenu que les premiers à connaître cette épître étaient d’origine non-Juive, la plupart des enseignants bibliques ont toujours cru que l’épître aux Hébreux s’adressait à un groupe de chrétiens juifs. Plusieurs bonnes raisons mènent à cette conclusion :

Premièrement, le titre « aux Hébreux » est présent dans le manuscrit le plus ancien du N.T. contenant l’épître aux Hébreux daté de l’an 200 de notre ère. Il n’existe aucune preuve que l’épître ait jamais porté d’autre titre.

Deuxièmement, la preuve existe que les écrivains de l’église primitive l’appelaient « l’épître aux Hébreux ».

Troisièmement, le contenu de l’épître suggère que les premiers lecteurs étaient juifs.

Les éléments suivants se remarquent :

1. L’auteur semble accepter que l’A.T. soit une source d’autorité pour ses lecteurs, ce qui serait normal si ceux-ci étaient juifs.

2. L’argumentation générale de l’épître souligne le fait que le sacerdoce lévitique et les offrandes ont été remplacés par l’œuvre de Jésus-Christ. Cet argument aurait plus de poids pour des Juifs que pour des lecteurs dont l’arrière-plan était celui des religions non-Juives.

3. L’auteur de l’épître aux Hébreux soutient que le sacerdoce de Jésus a pris la place de celui d’Aaron, argument qui ne signifierait rien pour des non-juifs.

4. Il en conclut que Jésus est supérieur à Moïse, celui qui a donné la loi aux Juifs.

5. Il insiste que l’ancienne alliance donnée aux Juifs a maintenant été remplacée par une nouvelle alliance, ce qui ne signifierait rien non plus pour des lecteurs non-juifs.

6. Il appelle les croyants « la postérité d’Abraham » (2.16). Il parle des « pères » de la race juive (1.1 ; 3.9) et il utilise des exemples juifs (pour la plupart) pour illustrer la vie par la foi (chapitre 11). L’évidence semble conclure que les lecteurs étaient des chrétiens d’origine juive.

Où les premiers lecteurs vivaient-ils ?

Certains disent qu’ils vivaient à Rome

Parmi les diverses opinions concernant la destination première de l’épître se trouvent Corinthe, Antioche en Syrie, la Chypre, la Galatie, Cyrène en Afrique du Nord et l’Espagne. Cependant la plupart des savants argumentent en faveur de Rome ou de la Palestine. Ceux qui soutiennent que l’épître a été écrite aux Chrétiens de Rome présentent leurs arguments de la manière suivante :

1. Les premières citations tirées de l’épître aux Hébreux se trouvent dans une lettre écrite par Clément, leader de l’église de Rome [l’an 95 de notre ère].

2. Dans sa conclusion l’auteur écrit : « Ceux d’Italie vous saluent » (13.24). Ceux en faveur de Rome comprennent par cela que les croyants d’Italie sont en compagnie de l’auteur dans un autre endroit de l’empire et qu’ils font saluer leurs concitoyens. La phrase pourrait très bien se référer à des croyants d’Italie qui salueraient des connaissances vivant ailleurs.

3. Timothée, bien connu des destinataires (13.23) était bien connu des chrétiens de Rome (Col 1.1).

4. L’allusion à la générosité des lecteurs dans 6.10-12 et 10.32-34 concorde avec ce que nous connaissons de l’église de Rome.

5. La référence aux viandes dans 13.9 suggère un problème semblable à celui mentionné dans Ro 14.

6. L’enlèvement des biens mentionné dans 10.34 peut s’expliquer par la persécution des croyants romains sous Claude [l’an 49 de notre ère] ou Néron [l’an 64].

Les arguments contre une destination romaine sont solides.

Premièrement, les commentaires de l’auteur dans 2.3-4 ne se rapportent pas à Rome. Il est peu probable que les Romains aient été évangélisés par des témoins oculaires des miracles et des prodiges accomplis par Jésus-Christ.

Deuxièmement, l’église romaine avait acquis une bonne réputation pour sa capacité d’expliquer et de défendre la foi, mais les lecteurs de l’épître aux Hébreux étaient spirituellement faibles et incompétents.

Troisièmement, la persécution des chrétiens romains par Néron ne peut concerner les lecteurs de l’épître, car l’auteur leur dit : « Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang » (12.4).

Quatrièmement, il existe une tradition primitive selon laquelle l’épître aurait ses origines en Italie (une note ajoutée à certains manuscrits primitifs dit que l’épître aux Hébreux a été écrite à Rome ou en Italie).

D’autres disent qu’ils vivaient en Canaan

Une longue ligne de commentateurs a tenu l’opinion traditionnelle selon laquelle l’épître aux Hébreux a été écrite aux chrétiens juifs de Jérusalem, ou, plus probablement, à une autre église de Canaan. Les arguments en faveur de ce point de vue ont toujours du poids :

1. L’épître laisse entendre que ses lecteurs vivaient près du temple. Le fait que l’auteur parle du tabernacle et non du temple n’affaiblit pas son argument. Il parle ainsi parce qu’il traite non seulement du Judaïsme de son époque mais également des lois et des rites qui forment la toile de fond du système lévitique dans son ensemble.

2. Les auteurs chrétiens des premiers temps affirment que l’église de Jérusalem se composait presque entièrement d’« Hébreux » et s’appelait « l’église des Hébreux ».

3. L’épître laisse entendre qu’une crise va se produire (1.2 ; 3.13 ; 10.25 ; 12.27), et nous pouvons y comprendre une allusion au siège imminent de Jérusalem.

4. Les souffrances subies par les lecteurs dans le passé (10.32 ; 12.4) peuvent s’expliquer par la persécution des chrétiens de Jérusalem de la part des juifs.

5. Aucune autre église [Rome, Alexandrie, Ephèse] n’a jamais revendiqué l’épître. Les Romains ont détruit Jérusalem et dispersé les chrétiens de la région en l’an 70 de notre ère, soit deux ou trois ans après que l’épître aux Hébreux a été écrite. Ce fait expliquerait pourquoi aucune revendication de l’épître n’ait été faite par l’église de Jérusalem.

Nombre d’objections ont été soulevées contre la théorie d’un destinataire en Canaan.

a. Hé 2.3 semble suggérer que les lecteurs de l’épître aient entendu l’évangile de seconde main, ce qui serait peu probable s’il s’agissait de l’église de Jérusalem.

b. Le reproche fait aux lecteurs dans Hé 5.12 ne s’applique pas à l’église mère.

c. Les premiers martyrs sont morts à Jérusalem (Ac 7.54-8.3, pourtant l’épître aux Hébreux s’adresse à un groupe qui n’a pas encore connu le martyre (12.4)

Ces 3 objections ne tiennent plus si l’épître a été écrite à une église de Canaan en dehors de Jérusalem.

d. Plusieurs passages de l’épître (6.10 ; 10.34 ; 13.2, 5, 16) suggèrent que les lecteurs formaient un groupe généreux, mais l’église de Jérusalem était pauvre. Pour y répondre nous ferons simplement l’observation que la pauvreté n’a jamais empêché les chrétiens d’être généreux.

e. L’auteur a écrit en grec, tandis que la langue de Canaan était l’araméen ; il a tiré ses citations de la version des Septante et non de la Bible hébraïque. Cette objection n’a pas beaucoup de poids, parce que l’auteur était probablement un helléniste (juif de langue grecque). Citer la Septante était d’ailleurs une pratique acceptée par les Palestiniens, comme le montrent les écrits de Paul (éduqué à Jérusalem) et de Josèphe (historien né en Canaan).

Je ne trouve aucune raison qui me pousserait à abandonner le point de vue traditionnel selon lequel l’épître aux Hébreux a été écrite à un groupe de chrétiens vivant en Canaan.

Quand l’épître aux Hébreux a-t-elle été écrite ?

Même si certains ont avancé la date des années 50 de notre ère pour l’épître aux Hébreux, et d’autres les années 80, la plupart la place dans les années 60 après Jésus-Christ. Leur raisonnement est le suivant :

a. La date de l’épître doit être assez tardive pour tenir compte de la conversion des destinataires et du temps nécessaire au mûrissement de leur foi (5.11-14).

b. La date doit prendre en compte le fait que la première génération de leaders s’était éteinte (13.7).

c. Elle doit prendre en compte une période de persécution de plusieurs années avant que l’auteur n’ait écrit son épître (10.32).

d. Le nom de Paul n’est pas mentionné au chapitre 13. Cela suggère que l’apôtre est mort avant que l’épître n’ait été écrite. La mort de Paul a eu lieu entre l’an 62 et l’an 68 de notre ère.

Si l’auteur n’a pas pu écrire son épître avant le milieu ou la fin des années 60, il n’a pas non plus pu l’écrire plus tard que l’an 70. Les raisons en sont les suivantes :

Premièrement, l’auteur emploie le temps présent lorsqu’il parle des rites du sacrifice (7.8 ; 8.3-5 ; 9.6-7, 9, 13 ; 10.2-3 ; 13.10). Nous savons que les sacrifices lévitiques ont cessé en l’an 70 lorsque les Romains ont conquis Jérusalem et détruit le temple. L’utilisation du temps présent suggère donc une date antérieure à l’an 70.

Deuxièmement, l’épître aux Hébreux ne fait aucune allusion à la chute de Jérusalem. Ce fait surprendrait si l’épître avait été écrite après l’an 70. L’objectif de l’auteur dans Hébreux 5-10 est de démontrer que le sacerdoce lévitique et ses rites ont été remplacés par le sacerdoce et l’offrande de Jésus-Christ. Si Jérusalem avait été détruit avant que l’auteur n’ait écrit l’épître, il aurait certainement cité ce fait comme le clou de son argument.

Troisièmement, l’affirmation de l’auteur dans 8.13 que l’ancien régime « a vieilli et est près de disparaître » peut sous-entendre qu’il anticipe pour bientôt la chute du temple.

Quatrièmement, l’auteur fait allusion (3.7-9) aux quarante ans pendant lesquels Israël a marché dans le désert. Il peut sous-entendre que le jour de grâce d’Israël sera bientôt terminé. Il s’était passé près de quarante ans depuis la crucifixion de Jésus-Christ.

Cinquièmement, l’exhortation « sortons pour aller à lui » (13.13) aurait une force particulière si la destruction de Jérusalem se profilait. Une date vers la fin des années 60 (l’an 67 – 68 de notre ère) est donc probable.

À quelle occasion l’épître aux Hébreux a-t-elle été écrite ?

La condition spirituelle des lecteurs

La dégénérescence spirituelle

En lisant l’épître aux Hébreux nous commençons à apprendre pourquoi l’auteur a été poussé à l’écrire. Il dit dans 5.11 qu’il aimerait enseigner ses lecteurs au sujet de Melchisédek, mais que c’est un sujet difficile à expliquer. Le problème, dit-il, réside chez les lecteurs et non dans la matière d’enseigner. « Vous êtes devenus lents à comprendre, » leur dit-il. Le verbe « êtes devenus » suggère qu’ils n’ont pas toujours été ainsi. L’expression « lents à comprendre » suggère qu’ils ne sont plus réceptifs à certains enseignements des plus importants de la foi chrétienne. Il donne les symptômes dans 5.12-14. Ils sont incapables d’expliquer leur foi aux autres. Ce sont des bébés spirituels qui ne veulent que du « lait » et non pas de la « nourriture solide ». Ils ne s’intéressent pas du tout aux enseignements approfondis de la foi chrétienne, tels que le sacrifice, l’ascension et le souverain sacerdoce de Jésus-Christ. Ils ne savent pas appliquer la Bible aux questions pratiques de la vie (ils n’ont pas « l’expérience de la parole de justice », v. 13).

Une connaissance élémentaire

Les lecteurs connaissent les éléments de base de la foi, tels que la réalisation en Jésus-Christ des prophéties de l’A.T. « les éléments de la parole de Christ » (6.1-2). Mais à part cela, dit l’auteur, ils ont fait peu de progrès dans la vie chrétienne. Il déclare vouloir les conduire à la maturité « ce qui est parfait » (6.1), c’est-à-dire à pouvoir comprendre la doctrine et les conséquences pratiques du souverain sacerdoce de Jésus-Christ.

Des questions intellectuelles

Lorsque nous étudions et cherchons à comprendre l’épître aux Hébreux nous devons tout faire pour nous mettre à la place de ces premiers lecteurs. Ceux-ci ont vécu à une époque de transition et de changement. D’une part, ils étaient devenus chrétiens. D’autre part, les formes extérieures de l’ancienne religion (l’autel, les sacrifices, le sacerdoce) continuaient, et les chrétiens d’origine juive étaient dans un état de confusion concernant les liens entre la nouvelle foi et l’ancienne. Lorsque nous lisons les Actes des Apôtres et les autres livres du N.T., nous trouvons des chrétiens d’origine juive qui adorent encore dans le temple (Ac 3.1). Ils offrent encore des sacrifices d’animaux (21.17-26), et ils font encore partie du sanhédrin (22.3). Dans l’église, le parti de la circoncision tente de forcer tous les croyants d’origine païenne à devenir juifs également (15.1).

Pendant plusieurs années les chrétiens d’origine juive pouvaient soutenir que leur participation aux rites et aux offrandes du temple ne relevait que de la tradition et de la culture. Il n’y avait aucune interférence entre cette participation et leur confiance en Jésus-Christ leur Sauveur. L’auteur de l’épître aux Hébreux a remarqué qu’ils n’ont pourtant pas envie de progresser au-delà des doctrines élémentaires qui étaient juives et chrétiennes en même temps (6.1-2). Peu à peu Dieu a donné une révélation précise à ce sujet à l’apôtre Paul et à d’autres (dont l’auteur de l’épître aux Hébreux). Il est devenu clair que l’attachement aux rites du temple n’était plus quelque chose d’innocent. Ils devaient rompre avec le judaïsme et aller à Jésus-Christ « hors du camp » (13.13). Dieu a maintenant aboli la première alliance pour établir la seconde (10.9). Les lecteurs ne doivent pas se laisser séduire (13.9) par les Juifs qui soutenaient qu’il y avait une puissance pour le salut dans les sacrifices et les lois alimentaires des Juifs. Les chrétiens ont un autre autel, la croix de Christ (ou Jésus-Christ lui-même), source de la grâce qui sauve.

Nous pourrions résumer de la manière suivante les pierres d’achoppement intellectuelles des Hébreux :

1. La relation entre le judaïsme et le christianisme.

2. L’humiliation et les souffrances de Jésus. Puisqu’il était le Messie, pourquoi a-t-il dû souffrir ?

3. L’absence de sacerdoce et de sacrifices visibles. Le christianisme n’avait pas de sacerdoce, à leur avis.

4. Le retard du retour de Jésus-Christ. Si Jésus était maintenant élevé à la gloire et à l’honneur, quel était l’objectif de sa longue absence ?

Une apostasie voulue

Au cours de sa lettre, l’auteur met en garde les lecteurs cinq fois (2.1- 4 ; 3.7 à 4.13 ; 6.4-8 ; 10.26-31 ; 12.18-29) contre le danger de rompre entièrement avec le christianisme et de retomber dans le judaïsme. Il a peur qu’ils ne soient « emportés » loin de la vérité (2.1) et qu’ils ne se détournent du Dieu vivant (3.12). Déserter le Fils de Dieu d’une telle manière mériterait un jugement terrifiant (10.27, 31).

Celui qui étudie l’épître aux Hébreux doit affronter la question difficile de savoir quelle était la véritable condition spirituelle des destinataires. Certains ont soutenu que les lecteurs étaient vraiment sauvés, mais en danger de perdre leur salut. D’autres ont conclu que les lecteurs ne sont pas vraiment sauvés : même s’ils font profession de croire en Jésus-Christ ils ne sont pas véritablement nés de Dieu. Ce cours adoptera un troisième point de vue. Nous allons poursuivre notre étude en acceptant que l’auteur pense avec confiance que ses lecteurs sont pour la plupart de vrais croyants (6.9 ; 10.39). Cela n’exclut pas la possibilité que certains membres du groupe aient un cœur rebelle et avancent vers l’apostasie. En d’autres mots, il est sûr que ses lecteurs sont de vrais croyants, bien qu’ils soient retournés en arrière, mais il y a cependant un élément de doute dans sa conviction. Il est possible que quelques-uns de ses lecteurs ne soient jamais venus à la foi qui sauve en Jésus-Christ. Ils ont fait profession de croire en Christ mais leur foi n’était pas authentique.

La situation historique des lecteurs

Menace d’un désastre national

Etant données sa date (environ 67-68 de notre ère) et sa destination (la Palestine) nous devons lire l’épître aux Hébreux à la lumière de la guerre juive (66-70 de notre ère). Les Romains ont déclenché la guerre en Septembre 66 de notre ère, et l’épître a probablement été écrite pendant la guerre. À travers l’épître on sent la crise. « Le jour » s’approche (10.25). Le jour d’aujourd’hui, qui offre le salut, touche à sa fin (3.13). Les rites et les sacrifices du temple de l’ancienne alliance sont « près de disparaître » (8.13). Sans doute maudissait-on solennellement les chrétiens dans les synagogues, et faisait-on pression sur les lecteurs juifs de l’épître pour qu’ils se rallient à la cause nationale et abandonnent Jésus-Christ.

Attente d’une intensification des souffrances

Les lecteurs ont souffert dans le passé (10.32-34), et ils peuvent s’attendre à en souffrir davantage encore (12.4). L’auteur sous-entend que la force de résistance des lecteurs s’affaiblit (12.12).

Perte de loyauté envers l’église

Certains des lecteurs commencent à négliger les rencontres hebdomadaires de l’église « n’abandonnons pas notre assemblée » (10.25). Le mot « abandonner » (10.25) suggère qu’ils la laissaient exposée au danger. L’auteur implique qu’ils devenaient de plus en plus égoïstes. Ils négligent l’hospitalité (13.2), oublient de prendre soin des croyants emprisonnés (13.3) et s’attachent aux biens matériels (13.5).

Suggestion d’un danger moral

L’auteur suggère que certains membres du groupe sont devenus amers et rebelles (12.15). De telles personnes risquent d’en souiller d’autres. L’auteur mentionne également l’immoralité sexuelle (12.16 ; 13.4) comme un danger auquel certains pourraient être exposés.

Quel était le but de l’épître aux hébreux ?

Les enseignants de l’église chrétienne primitive ne cherchaient pas à éviter de parler de problèmes pratiques et de l’erreur doctrinale. L’auteur de l’épître aux Hébreux n’entame pas un « dialogue » avec ses lecteurs en espérant arriver à une solution de compromis. Au contraire, il traite leurs opinions erronées de manière décisive en leur présentant la bonne voie. Une lecture attentive de l’épître suggère un but quadruple :

1. Établir la suprématie du christianisme

L’auteur explique la relation entre le christianisme et le judaïsme et démontre à partir de l’A.T. la supériorité du christianisme. La révélation au moyen du Fils de Dieu est supérieure à celle que l’on trouve dans l’A.T. Par sa personne et par son autorité Jésus-Christ est supérieur aux gardiens de l’ancienne alliance (Moïse et Aaron). Son sacerdoce est supérieur à celui d’Aaron par l’alliance qu’il a établie et par le sacrifice qu’il a offert.

2. Exhorter à rompre avec le judaïsme

L’œuvre de Jésus-Christ a mis fin à la Loi avec son alliance, son sacerdoce et ses offrandes (7.11-12 ; 8.6-7). L’auteur veut que ses lecteurs rompent complètement avec l’autel lévitique et sortent « hors du camp » du judaïsme (13.9-13).

3. Encourager à renouveler les efforts

L’auteur veut entraîner ses lecteurs avec lui pour tendre « à ce qui est parfait » (6.1). Il veut qu’ils entendent à nouveau la voix du Dieu vivant à travers les Écritures et qu’ils avancent dans leur vie chrétienne. Il leur rappelle que le peuple de Dieu a toujours été composé d’« étrangers et voyageurs sur cette terre » (11.13). Leur voyage ou leur pèlerinage ne les décevra pas, car un jour ils hériteront de « la terre promise » (11.9) et seront citoyens de « la Jérusalem céleste » (12.22).

Ils ne doivent pas se laisser décourager par les reproches et les persécutions (10.32-33 ; 13.13). Ils ont besoin de persévérance (10.36) car la vie chrétienne est une course difficile (12.1). Les souffrances et les tribulations auxquelles ils sont confrontés ne sont pas des accidents mais font partie du plan de Dieu. Elles sont un « châtiment » (12.5-11), la discipline d’un père, et la preuve qu’ils sont vraiment des fils. L’auteur leur rappelle l’exemple des héros de la foi de l’A.T. (11) et il place devant eux l’exemple du Fils de Dieu lui-même (12.2, 7-10).

4. Insister sur le danger de l’apostasie

Les lecteurs ne devaient pas se tromper eux-mêmes en pensant que par un retour au judaïsme ils prendraient place avec les fidèles des temps de l’A.T. En abandonnant Jésus-Christ et le christianisme, ils ne rejoindraient pas les fidèles mais s’éloigneraient d’eux (10.39 à 12.1). Une telle apostasie (l’apostasie veut dire l’abandon de la foi) ne serait pas un retour vers le Dieu vivant mais le rejet du Fils de Dieu (6.6 ; 10.29) dont le sacrifice est l’unique moyen de purification spirituelle et d’accès à Dieu (10.1-22).

Quel est le thème de l’épître aux Hébreux ?

Bien quelques différences d’opinion, la plupart des théologiens et enseignants de la Bible s’accordent pour dire que le thème central de l’épître aux Hébreux est la doctrine du souverain sacerdoce de Jésus-Christ. C’est « l’idée maîtresse » ou la « clef de voûte » de la pensée de l’auteur.

Les remarques qui suivent suggèrent que le souverain sacerdoce de Jésus-Christ est le thème central de l’auteur.

1. Celui-ci l’affirme dans 8.1 : « Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux ». L’épître a donc pour idée centrale la pensée d’un sacrificateur assis. Si nous comprenons tout ce que cela implique, nous en saisirons le message.

2. Ce thème relie ensemble tout l’enseignement de l’épître, et l’influence. Par exemple, Dieu le Père habite dans le sanctuaire (8.1-2). L’auteur décrit le Fils de Dieu par une terminologie sacerdotale. Il décrit les anges comme « des esprits au service de Dieu » (1.14, littéralement « des esprits liturgiques »). Il parle de l’œuvre de Jésus-Christ en employant le langage des sacrifices sacerdotaux (9.12 ; 10.12, par exemple) et parle de l’application de l’œuvre de Jésus-Christ comme étant le pardon par le sang (9.22). Il décrit le peuple de Dieu comme étant celui qui, à la manière des sacrificateurs, entre dans le saint des saints et offre des sacrifices de louange (13.15). Les opinions prophétiques de l’auteur sont influencées par le fait qu’il voit le roi du « monde à venir » (2.5) comme sacrificateur et roi (7.1-2).

Plan de l’épître aux Hébreux

I. Jésus-Christ souverain sacrificateur : supérieur par sa personne (1.1 à 7.28)

A. Jésus-Christ est supérieur aux prophètes (1.1-3)

B. Jésus-Christ est supérieur aux anges (1.4 à 2.18)

C. Jésus-Christ est supérieur à Moïse (3.1 à 4.16)

D. Jésus-Christ est supérieur à Aaron (5.1 à 7.28)

II. Jésus-Christ souverain sacrificateur : supérieur par ses fonctions (8.1 à 10.18)

A. Il sert un meilleur sanctuaire (8.1-6)

B. Il a négocié une meilleure alliance (8.7-13)

C. Il a accompli un meilleur ministère (9.1-28)

D. Il a offert un meilleur sacrifice (10.1-18)

III. Jésus-Christ souverain sacrificateur : supérieur par ses ressources (10.19 à 13.25)

A. Un appel à la fermeté : fondé sur un nouvel accès (10.19-39)

B. Un appel à la foi : fondé sur des illustrations historiques (11.1-40)

C. Un appel à l’espérance : fondé sur l’endurance de Jésus-Christ (12.1-29)

D. Un appel à l’amour : fondé sur la grâce de Dieu (13.1-25)


Leçons

  1. LEÇON 1 - Hébreux chapitre 1 Jésus-Christ souverain sacrificateur : supérieur par sa personne (1.1 à 7.28)
  2. LEÇON 2 - Hébreux chapitre 2
  3. LEÇON 3 - Hébreux chapitres 3 et 4
  4. LEÇON 4 - Hébreux chapitre 5
  5. LEÇON 5 - Hébreux Chapitre 6
  6. LEÇON 6 - Hébreux chapitre 7
  7. LEÇON 7 - Hébreux chapitre 8
  8. LEÇON 8 - Hébreux chapitre 9
  9. LEÇON 9 - Hébreux chapitre 10
  10. LEÇON 10 - Hébreux chapitre 11
  11. LEÇON 11 - Hébreux Chapitre 12
  12. LEÇON 12 - Hébreux Chapitre 13


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