Cours en ligne: Ils ont rencontré le Christ

Leçon: Le malfaiteur mourant

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Lisez les passages suivants: Luc 23.32-43 et Matthieu 27.44

Un matin vers neuf heures, des soldats Romains clouèrent un Juif inconnu sur une croix. Ils placèrent son accusation au-dessus de sa tête puis le pendirent au bois. Mais avant le couché du soleil cet homme était sauvé ; c’était le premier converti du Calvaire. Cet après-midi là entre 17h et 18h environ, les soldats vinrent lui briser les jambes, projetant ainsi le poids de son corps torturé sur ses bras et provoquant aussi l’arrêt de son cœur tandis que son âme entrait dans l’éternité avec Dieu.

Dieu pardonna les péchés de cet homme anonyme de la même façon que Dieu pardonne quiconque. Il ne fut pas sauvé en allant à l’église (l’église n’existait pas encore quand il est mort) ni en lisant la Bible, ni par un bon comportement, ni en vivant une vie sans reproche, ni même par le baptême. Il fut sauvé simplement et seulement en se tournant vers le Seigneur Jésus-Christ.

C’était un mourant

Nous ne savons rien de la vie de cet homme. La première fois que la Bible mentionne cet homme, il était mourant sur une croix. Plus cet homme s’approchait de la mort, plus il pensait à son péché et la justice de sa condamnation : « Pour nous c’est justice » dit-il à l’autre brigand, « car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes. » Ses péchés publics avaient été inscrits sur sa croix. Quant à ses péchés dont personne n’avait connaissance, ses péchés secrets, les choses qu’il aurait du faire mais qu’il n’avait pas faites, qu’en était-il ? « L’arme de la mort, c’est le péché, et la loi de Moïse rend le péché plus puissant. » (1 Corinthiens 15.56 – Parole de Vie)

C’était un mourant mais il est vrai que nous allons tous irrémédiablement vers la mort. Nous essayons de repousser cette pensée désagréable de notre esprit. Comme l’autruche, nous nous cachons la tête dans le sable. La mort nous repousse tellement que nous nous refusons d’y penser. Mais le fait demeure – nous allons tous mourir puisque nous sommes tous pécheurs.

Nous rejetons également cette affirmation ! Pourtant elle est une réalité, car « le salaire du péché, c’est la mort » dit Dieu (Romains 6.23). Le nier, l’ignorer volontairement, ne change rien. Ce malfaiteur avait été un pécheur toute sa vie, mais à l’heure de la mort, il dût faire face à son péché et prendre conscience de sa culpabilité.

C’était un homme clairvoyant

Considérez-le un instant, rendu fou par la soif et la peur, maudissant la douleur et le Christ. Or des années auparavant Jésus avait enseigné : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. » (Matthieu 5.44) Jésus avait toujours mis en pratique ce qu’il avait prêché. Lorsqu’on le clouait sur la croix, par exemple, il avait demandé à son Père de pardonner ses bourreaux. Aussi, nous pouvons être assurés que le Seigneur Jésus priait pour le brigand. En peu de temps les injures s’étaient arrêtées et un nouveau regard avait commencé à poindre dans les yeux du criminel.

Il regarda vers Jésus et découvrit le visage défiguré du Fils de Dieu, ce visage si paisible, saint et noble. Il leva les yeux plus haut et vit la couronne d’épines qui ensanglantait la tête de Jésus. Il leva les yeux encore plus haut et lut l’écriteau cloué par les Romains sur la croix : « Jésus, le roi des Juifs » (Matthieu 27.37). Plus il regardait, plus il devenait silencieux. Peut-être se souvenait-il des enseignements reçus dans son enfance. Ou bien peut-être, se rappelait-il de ces paroles bibliques : « Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris … après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché. » (Esaïe 53.5,10) Ce Jésus serait-il la personne dont parlait le prophète Esaïe ? Faisait-il référence à la crucifixion du Messie ? Et que signifiait ce qu’on lui avait appris concernant le serpent d’airain élevé sur une perche par Moïse ? Les Israélites, piqués du venin mortel, n’avaient-ils pas retrouvé la vie par un simple regard sur ce serpent ? Peut-être devait-il lui-même regarder à Jésus-Christ. C’est ce qu’il fit.

Puis il écouta Jésus et se rappela ce que Jésus avait dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » (Luc 23.34) Enfin il a entendu ce que les ennemis de Jésus disaient : « Il a sauvé les autres ; qu’il se sauve lui-même. » (Luc 23.35) Et il a cru !

Il crut que Jésus était le Messie attendu depuis si longtemps par Israël. « Ne crains-tu pas Dieu » dit-il à l’autre malfaiteur, « toi qui subis la même condamnation ? » (Luc 23.40) Il crut que Jésus était innocent et sans péché. « Celui-ci n’a rien fait de mal » (Luc 23.41) dit-il. Il crut que Jésus pouvait le sauver : « souviens-toi de moi » (Luc 23.42) cria-t-il. Il crut que Jésus était un roi : « quand tu viendras dans ton règne », ajouta-t-il. Il crut que le royaume de Christ s’étendait quelque part, au-delà des frontières de la mort. Il crut aussi que lui-même y aurait une place !

Ainsi ce criminel inconnu crut complètement et entièrement. Certainement sa prière dû retentir comme une douce musique aux oreilles du Christ mourant ! Cet homme n’a pas eu maintes occasions de se confier en Christ. Il n’était pas assis confortablement chez lui, étudiant à loisir le plan du Salut. Il n’avait pas d’amis qui priaient pour son salut. Il ne possédait pas une seule page du Nouveau Testament. Il souffrait de douleurs atroces. Mais il crut, parce qu’il a su regarder et écouter. Face à l’ultime réalité de la vie, c’est-à-dire la mort, il se tourna enfin vers Jésus et fut sauvé.

C’était un homme sauvé

« Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » (Romains 10.13) « Souviens-toi de moi », cria ce pauvre homme, et le Seigneur l’entendit et le sauva sur le champ. Avec seulement sa simple foi en Jésus Christ, Dieu le sauva. Il vous sauvera exactement de la même manière si, réalisant combien vous avez besoin de lui, vous l’invoquez à votre tour.

Le brigand mourant fut sauvé et assuré de l’être. « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis » avait promis le Seigneur. « Le sang de Jésus son Fils purifie de tout péché. » (1 Jean 1.7)

Puis le Sauveur des pécheurs mourut. La « lumière du monde » (Jean 8.12) pénétra dans les sombres régions de la mort pour illuminer le chemin de celui qui allait être le premier trophée de la mort de Christ.

Quelques heures plus tard, des mains cruelles mirent une fin violente à l’agonie du brigand. Mais le Seigneur lui-même l’accueillit de l’autre côté de la mort. Leurs mains percées par les clous se saisirent. Celui que les anges adorent conduisit le brigand pardonné au paradis.

Mais souvenez-vous qu’il y avait deux malfaiteurs qui furent crucifiés avec Christ. L’un d’entre eux fut sauvé : de même nous avons tous la possibilité d’aller au ciel. L’autre fut perdu : aussi personne ne devrait tarder de s’assurer que le ciel est sa destination finale. Celui qui était perdu est passé de la présence de Christ à la séparation éternelle de Dieu. Rencontrer le Christ du Calvaire est un carrefour dans la vie. À partir de la Croix, quelle direction prendrez-vous ? Croirez-vous en Christ ? Invoquerez-vous le nom du Seigneur et serez-vous sauvé de vos péchés ? Ou lui tournerez-vous le dos et vous éloignerez-vous de sa présence pour toujours ? C’est à vous de choisir.