Cours en ligne: Le Saint-Esprit à l’œuvre

Leçon: La personnalité du Saint-Esprit

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Il est intéressant de constater qu’il est fait mention du Saint-Esprit de Dieu au commencement et à la fin de notre Bible. À la première page, nous Le voyons à l’œuvre dans la création, se mouvant au-dessus des eaux (Genèse 1.2). À la dernière page, nous entendons le même Esprit se joindre à l’Epouse pour dire : « Viens » (Apocalypse 22.17).

Avant de commencer notre étude, nous devons nous poser deux questions importantes :

1. L’Esprit est-Il une personne ?
2. L’Esprit est-il Dieu ?

Dans nos deux premières leçons nous chercherons la réponse à ces deux questions.

Le Saint-Esprit est-il une personne ?

Beaucoup de cultes hérétiques répondent : « Non ». Ils nient sa personnalité et affirment que l’Esprit est une influence impersonnelle, une simple projection de Dieu. Mais cet enseignement est catégoriquement démenti par la Bible. Le fait que l’Esprit ne s’est pas incarné (n’a pas pris de corps), n’altère en aucune manière le fait de sa personnalité. Le Père est une personne divine, et cependant, II ne s’est jamais incarné.

La personnalité se compose d’intelligence, de sensibilité et de volonté. Au moyen de l’intelligence, nous connaissons ; au moyen de la sensibilité, nous éprouvons des sentiments ; au moyen de la volonté, nous agissons.

Son intelligence

L’Esprit est-Il décrit comme un être intelligent ? Voici la réponse de la Bible : « Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Qui donc, parmi les hommes, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. » (1 Corinthiens 2.10-12)

Notez les deux esprits dont il est question ici : l’un est humain (v. 11, 1ère partie) et l’autre est divin. C’est la possession par l’homme de son esprit humain qui le rend intelligent dans les affaires humaines. Par lui, il raisonne, juge et choisit. Il pèse et évalue les preuves. Il possède l’intelligence des choses sur le plan humain. Aucun animal ne peut « connaître les choses de l’homme », parce qu’il ne possède pas le facteur essentiel, l’esprit humain.

De même, l’homme qui vit sans Dieu ne peut pas saisir ce qui est divin, parce qu’il lui manque l’Esprit divin. C’est Lui qui illumine l’esprit humain du croyant et lui donne l’intelligence et l’appréciation des réalités célestes. Dieu nous a fait part librement de ses trésors immenses. Le Saint-Esprit qui les connaît tous aime nous les montrer et nous assure que tout cela nous a été acquis par le précieux sang de Christ. Notre privilège est maintenant de les connaître et de nous en réjouir.

Le rôle de l’Esprit de Dieu est en quelque sorte semblable à celui d’un avocat compatissant qui s’assiérait à côté de nous pour nous expliquer le langage technique d’un testament rédigé en notre faveur. L’Esprit de Dieu nous explique que nous sommes héritiers de Dieu et co-héritiers de Christ d’un héritage éternel (Romains 8.16-17) ; et ceci pour que nous en jouissions non seulement au cours d’un avenir glorieux, mais dès maintenant.

Sa sensibilité

L’Esprit éprouve-t-il des émotions ? Aime-t-il ? A-t-il de la haine ? Soupire-t-il et s’attriste-t-il ? Oui, certes. Dans Ephésiens 4.30-32, nous lisons : « N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. » Puisqu’il peut être attristé, il aime. Bien plus, « l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. » (Romains 5.5) En outre, Paul exhorte ses amis de Rome à prier pour lui et pour son ministère, par l’amour de l’Esprit (Romains 15.30).

Mais il réprouve et avertit aussi comme nous le montre clairement le récit d’un voyage missionnaire de l’apôtre Paul et de ses compagnons. Dans Actes 16.6-7, nous lisons qu’ils furent « empêchés par le Saint-Esprit » d’entrer dans la province de l’Asie.

Enfin, il hait le péché. Nous en avons pour preuve les efforts qu’il accomplit pour arracher les hommes de la puissance mortelle du péché (voir Hébreux 1.9).

Sa volonté

L’Esprit a-t-Il une volonté ? Oui, car II conduit. « Tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » (Romains 8.14) « Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi. » (Galates 5.18)

Il sanctifie, et II justifie. « Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu. » (1 Corinthiens 6.11) Il enseigne. « Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jean 14.26) Enfin, II rend témoignage en ce qui concerne le pardon du croyant par le sacrifice unique de Christ sur la croix. « C’est ce que le Saint-Esprit atteste aussi ; car, après avoir dit : Voici l’alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur : je mettrai mes lois dans leur cœur, et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute : et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché. » (Hébreux 10.15-18)

En considérant les fonctions du Saint-Esprit, on voit clairement qu’il est bien une Personne et non pas une influence impersonnelle. Il parle (Galates 4.6 ; Apocalypse 2.7). Il enseigne (Jean 14.26). Il vivifie (Romains 8.11). Il est vrai que le mot grec « pneuma » est neutre, mais le contexte montre clairement que ce mot représente une personne. Une simple influence impersonnelle ne peut ni parler, ni aimer, ni s’attrister, ni savoir !

Dans Jean 14.16, Jésus parle de l’Esprit, comme d’un « autre consolateur » qui, Lui, ne s’en irait pas, mais resterait avec ses disciples pour toujours. Jésus désigne donc comme « autre Lui-même » celui qui doit Le remplacer ; il ne peut s’agir là que d’une Personne divine. Dans Jean 16.7, Christ dit aux siens qu’il leur est avantageux qu’il s’en aille, autrement le consolateur ne viendra pas. Il est tout à fait exclu qu’une simple influence ou énergie impersonnelle puisse remplacer Jésus- Christ.

H.P. Barker dit : « Le mot « consolateur » ne rend pas entièrement le sens du mot que le Seigneur a employé et qui est « Paraclet ». C’est le même mot qui est traduit dans 1 Jean 2.1 par « avocat ». Il désigne quelqu’un qui s’occupe des intérêts des autres, spécialement de ceux qui dépendent de Lui. Nous pourrions très bien traduire le mot « Consolateur » par « celui qui aide, qui vient au secours de » et penser au Saint-Esprit comme à notre meilleur aide et notre secours le plus efficace ici-bas.

Quelquefois ce mot est aussi traduit par « conseiller » ou « avocat ». Ces termes nous aident à comprendre la pensée qui se cache dans ce mot. Notre Seigneur Jésus est aujourd’hui l’avocat du croyant dans le ciel (1 Jean 2.1), alors que l’Esprit est son avocat sur terre. Avec quelle abondance Dieu n’a-t-Il pas pourvu à l’entretien de notre vie spirituelle ! Quand Christ était sur la terre, II était tout pour ses disciples. Il répondait à leurs questions, apaisait leurs frayeurs et pourvoyait à leurs besoins. Mais II est retourné au ciel. Depuis, un Autre est venu pour être en permanence son Substitut, afin qu’en son absence nous soyons assistés en toutes choses.