Cours en ligne: Méditons quelques Psaumes

Leçon: Psaumes 1, 3, 4, 5, 6, 8

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Psaume 1 : La bonne façon de vivre

Le livre des Psaumes commence par dissiper une illusion très répandue, à savoir que la vie dans le péché est la bonne façon de vivre. L’homme du monde subit un lavage de cerveau quotidien. On lui ressasse sans arrêt de trouver sa satisfaction véritable et durable en se complaisant dans les convoitises de la chair. Télévision, radio, films et revues, tout veut faire croire que la permissivité est le chemin vers l’accomplissement de soi. On rejette avec dédain la vie de pureté en la qualifiant de « puritanisme ». Le psalmiste remet les choses à leur vraie place.

1.1 L’homme véritablement heureux est celui qui évite le style de vie des méchants. Dans ses contacts avec eux, il se garde de toute complicité, de toute approbation même tacite de leur péché et de leurs moqueries. Cela ne signifie pas que l’homme heureux s’isole complètement des méchants. Au contraire, il leur rend témoignage concernant « le péché, la justice et le jugement », et cherche à leur présenter Christ, la seule source de plaisir durable. L’homme heureux se conduit en véritable ami du méchant, mais pas en partenaire.

1.2 Il est impossible d’imaginer un homme heureux qui ne soit pas l’homme du Livre de Dieu. Il a une faim insatiable de la Parole de l’Éternel. Il aime la Bible et la médite jour et nuit. Ce faisant, il enrichit sa propre vie et devient un canal qui achemine la bénédiction vers les autres.

1.3 L’homme qui se tient à l’écart du péché et proche de l’Écriture possède tous les attributs d’un arbre robuste, sain et fécond : Planté près d’un courant d’eau : il ne connaît jamais le manque de nourriture et de rafraîchissement. Il donne son fruit en sa saison : il manifeste les grâces de l’Esprit ; ses paroles et ses actes sont toujours opportuns et appropriés. Son feuillage ne se flétrit point : sa vie spirituelle n’est pas soumise aux changements cycliques mais se caractérise par le renouveau intérieur continu. Comme le déclare D. L. Moody, « Tous les arbres du Seigneur sont perpétuellement verts. »

Ce type d’homme réussit dans tout ce qu’il entreprend. La raison est simple : il vit en communion avec le Seigneur ; toute son activité est donc dirigée par le Saint-Esprit. La seule façon d’être efficace et de réussir dans la vie chrétienne consiste à se laisser conduire par l’Esprit de Dieu. À vouloir diriger soi-même ses activités, on perd énormément de temps, d’argent et d’énergie !

1.4 II n’en est pas ainsi des méchants ; ils ne sont ni bien plantés, ni féconds, ni durables, ni prospères. Comme la paille, ils manquent de consistance. Dès que la tempête se déchaîne, ils perdent toute stabilité. Le vent les dissipe.

1.5 Les méchants ne résistent pas au jour du jugement. Ils comparaîtront évidemment devant Dieu pour le jugement du grand trône blanc, mais ils n’auront personne pour assurer leur défense. Ils n’auront personne sur qui s’appuyer. En outre, ils ne seront jamais dans l’assemblée des justes ; ils seront définitivement exclus de la compagnie de ceux qui sont sauvés par grâce au moyen de la foi dans le Seigneur Jésus-Christ.

1.6 Quelle est la raison de ce verdict ? L’Éternel connaît la voie des justes. Non seulement, il est au courant de leur vie, mais il l’approuve. Quel contraste avec la fin d’une vie de péché, c’est-à-dire la mort éternelle ! Nous n’insisterons cependant jamais assez sur le fait que la destinée d’une personne n’est pas déterminée par sa manière de vivre. La question cruciale est de savoir si cette personne est née de nouveau par la foi en Jésus-Christ. Le juste est celui qui a confessé son péché et a accepté le Seigneur Jésus-Christ comme son Sauveur personnel. Sa vie juste résulte de sa vie nouvelle en Christ. Les pécheurs sont ceux qui refusent de reconnaître leur besoin et de fléchir les genoux devant le Seigneur Jésus. Ils préfèrent garder leurs péchés plutôt que de recevoir le Sauveur ; ce faisant ils scellent leur condamnation.

Psaume 3 : Une étude des états d’âme

Si nous sommes sujets à de rapides changements d’humeur, prenons courage, car David l’était aussi ! Dans ce Psaume, il passe du désespoir le plus sombre à la confiance la plus sereine.

3.2, 3 Dès le premier verset, David est terrorisé par ses ennemis. Leur supériorité numérique l’épouvante. Que peut faire l’individu seul contre une telle horde ? Ensuite, il est paniqué par leurs incessantes moqueries. Ils insinuent que son péché l’a privé de tout espoir de Salut divin.

Le verset 3 se termine par un mot curieux, selah. Comme c’est la première des soixante et onze mentions de ce mot dans les Psaumes, il vaut la peine de s’arrêter quelques instants pour étudier son sens. Hélas, ce que nous en dirons est plus un aveu d’ignorance qu’une tentative d’explication ! Car le fait est que nous ne savons pas ce que ce terme signifie. Nous pouvons simplement énumérer plusieurs explications qui ont été avancées, et laisser le lecteur choisir celle qui lui convient le mieux. Selah pourrait indiquer que les chanteurs doivent chanter plus fort et les instrumentistes jouer plus fort, autrement dit crescendo ! Il peut aussi indiquer une pause, un arrêt, comme pour dire : « Arrêtons-nous un instant pour réfléchir. » « Il est rendu par diapsalmos dans la Septante, ce qui pourrait signifier, jouer plus fort ( forte) ou plus vraisemblablement un interlude instrumental. »

Certains pensent qu’il indique une répétition, une sorte de da capo. Il peut encore marquer la fin d’une strophe (section musicale). Il pourrait même indiquer une inclinaison du corps en avant en signe de révérence ou de respect.

3.4 L’état d’esprit du psalmiste change au verset 4. David détourne son regard de ses ennemis et le porte sur l’Éternel, ce qui change radicalement sa vision des choses. Il se rend aussitôt compte qu’en l’Éternel il a un bouclier, une source de gloire et celui qui relève sa tête. En tant que bouclier, le Seigneur le protège contre tous les assauts de l’ennemi. En tant que gloire, il lui confère honneur, dignité et justification au lieu de la honte, du reproche et de la calomnie qui s’étaient accumulés sur sa tête. Étant celui qui relève sa tête, l’Éternel l’encourage et l’exalte.

3.5 Animé de ces grandes et profondes pensées concernant Dieu, David crie à l’Éternel dans la prière et reçoit immédiatement l’assurance que sa requête a été entendue et exaucée. Dieu lui répond de sa montagne sainte, c’est-à-dire du Temple de Jérusalem, sa demeure parmi le peuple.

3.6, 7 Assuré de la protection de l’Éternel, le psalmiste se couche et s’endort C’est le repos le plus doux qui soit, un don de Dieu à ceux qui lui font confiance au milieu des circonstances les plus bouleversantes de la vie. Après une nuit réparatrice, David se réveille et se rend compte que c’est le Seigneur qui a calmé ses nerfs mis à rude épreuve à cause de la peur et du pressentiment. Maintenant, il a le courage de faire face sans crainte à ses adversaires, même s’ils sont des milliers à l’entourer.

3.8 Cela ne signifie évidemment pas que la prière soit devenue superflue ! La grâce qui nous a soutenus la nuit dernière ne suffit pas pour aujourd’hui ; nous avons besoin chaque jour d’une nouvelle provision de grâce de la part du Seigneur. David s’adresse donc au Seigneur pour être délivré continuellement ; il croit que Dieu frappe à la joue tous ses ennemis et brise leurs dents.

3.9 Pour David, l’Éternel est le seul à pouvoir sauver ; le salut est auprès de l’Éternel seul. C’est pourquoi il lui demande de bénir son peuple en le mettant constamment au bénéfice de ses délivrances merveilleuses. On comprend mieux le tourbillon des émotions de cet homme de Dieu en relisant une fois de plus le début de ce Psaume : « Psaume de David. À l’occasion de sa fuite devant Absalom, son fils. » À la tête des ennemis de David se trouvait son propre fils ! Cela aurait déjà été assez triste si ses ennemis avaient été des envahisseurs étrangers, mais la peine et l’amertume de David étaient décuplées parce que ses adversaires étaient commandés par son fils rebelle.

Psaume 4 : Le secret de Dieu qui tranquillise

4.2 En entrant dans la présence de Dieu, David s’adresse à lui comme au Dieu de sa justice. David pouvait donc se fier à Dieu pour être jugé de façon juste. Les hommes peuvent diffamer et rejeter, mais Dieu est au courant des faits exacts et fait en sorte que la justice triomphe.

David ajoute : « Quand je suis dans la détresse, sauve-moi ! », « Dans la détresse, tu m’as mis au large. » Nous considérons généralement la détresse comme une pression qui réduit le volume d’un objet, mais Dieu s’en sert au contraire pour accroître la vie spirituelle ! La prospérité n’accomplit pas grand-chose de bien pour nous ; en revanche, l’adversité favorise la croissance et la maturité. Spurgeon a dit ceci : « Le bien que j’ai reçu à travers mes chagrins, mes peines et mes échecs est totalement incalculable. Que ne dois-je pas au marteau et à l’enclume, au feu et à la lime ! »

En se rappelant que Dieu a répondu à ses prières dans le passé lorsqu’il était sous pression, David se sent libre de demander à Dieu de l’écouter une fois de plus.

4.3, 4 L’occasion qui a incité David à crier à Dieu est indiquée aux v.3 à 6. Des hommes sans principes le diffamaient et le calomniaient. Ces adversaires malveillants traînaient son nom dans la boue, diffamaient sa personne, souillaient sa réputation par des accusations sans fondement et mensongères. David leur demande combien de temps ils vont ainsi l’abreuver de leur rage, avant de leur rappeler que tous leurs efforts pour le renverser sont vains, car Dieu est de son côté ; « Sachez que l’Éternel s’est choisi un homme pieux. » Ceux qui se confient dans le Seigneur sont comme la “la prunelle de son œil” (Zacharie 2.8). Leurs noms sont gravés sur ses mains (Esaïe 49.16). Il les entend quand ils l’invoquent et il se hâte de leur porter assistance. En somme, David anticipe ce que Paul argumente en Romains 8.31 : Si Dieu est pour nous, qui réussira contre nous ?

4.5 Les ennemis de David feraient bien de se calmer ! S’ils doivent se mettre en colère, que ce soit pour une juste cause. L’expression : « ne péchez point » est reprise en Ephésiens 4.26, où elle s’adresse à des croyants. Elle leur rappelle qu’il est parfois juste de s’irriter pour la cause de Dieu, mais jamais pour soi-même. Ici, au Psaume 4, David s’adresse à des méchants et les met en garde contre les excès de colère qui se manifestent par des actions violentes. Tandis qu’ils reposent sur leurs couches dans le calme des heures nocturnes, ils feraient bien de sonder leur propre cœur et de se rendre compte de la stupidité à vouloir combattre Dieu. Une saine réflexion réduirait leurs calomnies au silence et mettrait un terme à leurs plans pervers.

4.6 Dans un élan d’évangélisation, David conseille aux méchants d’associer une justice pratique à une foi en l’Éternel. Cela ne peut toutefois se faire que par ceux qui se sont confiés en l’Éternel.

4.7 Plusieurs voudraient connaître la prospérité et le bonheur. Ils y aspirent continuellement. L’ennui est qu’ils veulent les bienfaits sans le Bienfaiteur, le bonheur sans Dieu. Ils souhaitent tous les bénéfices d’une vie où Christ règne, mais ils ne veulent pas le Bienfaiteur. Contrairement à eux, David va droit à la source de tous les biens en disant : « Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Éternel ! »

4.8 Sa joie dans le Seigneur surpasse celle que les impies éprouvent lorsque leurs silos regorgent de céréales et que leurs tonneaux débordent de vin. Une autre traduction pourrait être « Les riches moissons de blé et les récoltes de raisin ne m’ont jamais procuré autant de bonheur que la joie que tu mets dans mon cœur ».

4.9 Rassuré quant à la toute suffisance du Seigneur, David voit son agitation intérieure s’évanouir. Il peut donc se coucher et s’endormir en paix, sachant que c’est le Seigneur qui lui donne la sécurité dans sa demeure. Quel changement la prière a apporté en seulement huit courts versets !

Psaume 5 : Prière du matin

Le titre de ce Psaume est : Au chef des chantres. Avec les flûtes. Psaume de David. Puisque de nombreux Psaumes ont un titre qui ressemble plus ou moins à celui-ci, rappelons que plusieurs savants estiment que le titre faisait partie du texte inspiré. Dans certaines versions de la Bible qui suivent la Bible hébraïque, le titre constitue le premier verset ou est inclus dans celui-ci. D’autres savants sont d’avis que le titre appartenait en fait à la fin du Psaume précédent, mais les preuves qu’ils avancent à l’appui de cette thèse ne sont pas convaincantes. Le grand problème que nous posent ces titres est que leur sens est souvent obscur. Au Psaume 5, le titre indique un accompagnement instrumental ; dans d’autres cas, il se réfère à la mélodie d’un autre chant sur lequel le Psaume peut être entonné. Par exemple, le titre du Psaume 57 indique : « Ne détruis pas. » C’était peut-être le titre d’un chant bien connu à l’époque. Il arrive parfois que le titre est si obscur que les traducteurs ont refusé de le traduire et ont préféré le translittérer. Ainsi, ils mettent au début du Psaume 16 : « Un Michtam de David ». Certaines versions ont indiqué dans une note en bas de page que le sens du mot hébreu est incertain. Heureusement pour nous, le plaisir que nous retirons de la lecture d’un Psaume ne dépend pas de notre parfaite compréhension de son titre !

Le Psaume 5 est une prière matinale dans laquelle David réfléchit aux attitudes contrastées que Dieu adopte selon qu’il est en face d’un juste ou d’un méchant.

5.2, 3 Dès le début, David demande à Dieu de ne pas seulement prêter l’oreille à ses paroles, mais d’écouter aussi ses gémissements. C’est une requête justifiée. Le Saint Esprit peut interpréter aussi facilement nos gémissements que les paroles que nous prononçons. Le Psalmiste va encore plus loin et supplie Dieu d’écouter aussi son cri. La prière ne se limite pas à des mots, elle se caractérise aussi par l’intonation et l’intensité de la voix.

En appelant Dieu « mon roi et mon Dieu », David révèle la relation chaleureuse, personnelle et intime qu’il cultive avec le Seigneur, Par les mots « c’est à toi que j’adresse ma prière », il montre que le vrai Dieu était celui auquel il s’adressait, « à toi et à toi seul ». La relation entre David et Dieu était non seulement possessive, mais également exclusive.

5.4 David ne priait pas de façon épisodique, mais régulière. Chaque matin le Seigneur entendait sa voix. Chaque matin l’homme de Dieu offrait un sacrifice de louange et s’attendait à ce que le Seigneur se manifeste dans le cours de la journée. Trop souvent, nous n’attendons pas la réponse de Dieu.

5.5, 6 Toujours conscient de ses ennemis, David voit sa confiance dans la prière fortifiée par le souvenir de la sainteté et de la justice de Dieu. Les croyants ont accès au trône de grâce de Dieu. Ce n’est pas le cas des impies. Dieu ne prend plaisir à aucune forme de mal. Le méchant ne peut être son hôte d’une nuit. Le Roi n’accorde pas d’audience aux insensés. Il hait tous ceux qui commettent le mal ; cette vérité détruit le mythe courant selon lequel Dieu est entièrement amour et donc incapable de haïr ! La sainteté de Dieu exige qu’il punisse tous les menteurs et abhorre les meurtriers et les fraudeurs.

5.8 Contrairement à ses adversaires méchants, David a un accès direct à la présence du Seigneur grâce à sa grande miséricorde. Dans une attitude de profonde révérence, David adorait Dieu tourné vers le saint Temple, comme tous les Juifs. Comme le Temple ne fut construit qu’après la mort de David, le terme désigne ici le tabernacle, comme c’est le cas en 1 Samuel 1.9 ; 3.3 et 2 Samuel 22.7.

5.9 Harcelé par ses ennemis, David demande au Seigneur de manifester sa justice en le conduisant en toute sécurité malgré les dangers qui l’environnent, et en éclairant son sentier.

5.10 Le psalmiste évoque ensuite de solides raisons pour que Dieu prenne la défense de son serviteur juste et châtie ses ennemis pervers. On ne peut croire aucun mot qu’ils prononcent. Leur vie intérieure, leurs pensées et leurs mobiles, tout est dévoyé et voué à la destruction. Leur gosier ressemble à un sépulcre ouvert, dégageant une odeur fétide et prêt à engloutir leurs victimes. Ce sont des flatteurs invétérés et malhonnêtes.

5.11 Leur condamnation est juste. Ils doivent porter le fardeau de leur péché. Les stratégies pernicieuses qu’ils ont élaborées doivent revenir et les frapper comme des boomerangs. Leurs péchés sans nombre exigent leur rejet. Le péché qui couronne le tout est leur révolte contre le Seigneur Dieu.

5.12, 13 Pendant que Dieu s’occupe de juger ses ennemis, puissent ses amis avoir toutes les raisons de se réjouir et d’être dans l’allégresse en faisant de l’Éternel leur refuge solide et sûr ! Que tous ceux qui aiment le Seigneur le célèbrent comme leur défenseur infaillible ! Il ne fait aucun doute: Dieu accorde sa faveur à l’homme juste ; il l’entoure de sa grâce comme d’un bouclier protecteur.

Psaume 6 : Un grand trouble

C’était déjà assez pénible d’être tenaillé par une maladie grave, mais le chagrin de David était amplifié par la pression accablante de ses adversaires. Peut-être exultaient- ils en pensant que sa situation était désespérée.

6.2 David considère sa maladie comme si Dieu l’avait frappé en raison de quelque péché. Nous raisonnons d’ailleurs souvent ainsi ; c’est la première pensée qui nous vient à l’esprit. Ce diagnostic est parfois correct, car certaines maladies sont effectivement la conséquence de péchés que le croyant n’a pas confessés (1 Corinthiens 11.30). Mais ce n’est de loin pas toujours le cas. Dieu permet souvent la maladie pour manifester sa puissance et sa gloire (Jean 9.3 ; 11.4), comme un moyen qui produit un fruit spirituel (Romains 5.3), pour prévenir de succomber au péché (2 Corinthiens 12.7) ; elle peut aussi être la conséquence d’un surmenage (Philippiens 2.30) ou de l’âge (Ecclésiaste 12.3-6).

Chaque fois que la maladie nous frappe, la première des choses à faire est de nous assurer que nous ne cachons pas dans notre vie un péché non confessé. Demandons ensuite au Seigneur d’accomplir son dessein à travers la maladie et de nous guérir. Alors seulement, il est sage de faire appel à un médecin et d’utiliser les médicaments, mais veillons à placer notre confiance dans le Seigneur et non dans les moyens qu’il utilise (2 Chroniques 16.12). Toute guérison vient du Seigneur, qu’elle soit miraculeuse ou naturelle. Si en quelque cas particulier le Seigneur juge bon de ne pas nous guérir, il nous donnera la grâce de supporter la souffrance ou d’affronter la mort. 

6.3,4 Le psalmiste suppliait Dieu de le guérir en s’exprimant à haute voix. Il s’affaiblissait. Ses os le faisaient continuellement souffrir. La maladie touchait toute sa vie intérieure, ses émotions, son intelligence et sa volonté. Et il lui semblait que l’Éternel était lent à répondre. Combien de temps devrait- il attendre avant que le Seigneur veuille bien le guérir ?

6.5 David demande à l’Éternel d’abandonner son attitude qu’il juge comme de l’indifférence et de le sauver de la maladie et de la mort. Son seul espoir d’être délivré de la misère réside dans la miséricorde inébranlable de Dieu.

6.6 Suit alors une raison peu habituelle avancée en faveur de la guérison! David explique que s’il meurt, cela ne profitera pas à Dieu. Tant qu’il vit, il peut se souvenir du Seigneur et le louer. Mais s’il meurt, Dieu sombre dans l’oubli. Le corps privé de l’esprit est incapable de rendre grâces à Dieu. Ce raisonnement se tient en ce qui concerne le corps, car un cadavre est privé de la faculté de se souvenir et du pouvoir de louer. Mais en ce qui concerne l’âme et l’esprit, l’argument reflète la connaissance limitée que possédaient les saints de l’A.T. au sujet de la vie après la mort. Grâce à la révélation plus complète que Christ nous a apportée, nous savons qu’à sa mort, le croyant quitte son corps terrestre et s’en va pour être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur (Philippiens 1. 23). Il est loin du corps et près du Seigneur (2 Corinthiens 5.8).

L’enfant de Dieu ne va donc pas dans les limbes, un lieu de sommeil de l’âme, mais il entre consciemment dans la présence du Seigneur, il le louera et l’adorera. Il faut dire, à la décharge de David, qu’il faisait un excellent usage des lumières qu’il possédait et les intégrait dans la trame de ses prières. Si nous faisions un usage aussi bon des lumières supérieures que Dieu nous a accordées, quel modèle de louange et de requête elles seraient !

6.7, 8 La description de sa condition nous permet d’entrevoir la profondeur de sa détresse. Il était épuisé à force de gémir. Chaque nuit, il mouillait de larmes son oreiller et arrosait son lit de ses pleurs. Ses yeux s’étaient creusés à cause de son chagrin et ses ennemis ont fait vieillir son visage. Il lui semblait que la vie était remplie de difficultés au point même de déborder, et qu’il n’avait plus la force de résister.

6.9-11 Mais la prière change tout. Par une communication secrète et mystérieuse de l’Esprit, David acquiert l’assurance que l’Éternel a entendu le son de ses pleurs et qu’il a exaucé ses supplications. Fortifié par cette certitude, il ordonne à ses ennemis de se disperser. Leurs menaces ne l’intimident plus, parce qu’il sait qu’ils seront soudain couverts de honte lorsque le Seigneur se lèvera pour les châtier.

Psaume 8 : Qu’est-ce que l’homme ?

Dieu est grand au-dessus de toute description. À l’opposé, l’homme est pathétiquement petit. Pourtant, Dieu lui a conféré une gloire et un honneur considérables. Ce fait prodigieux coupe le souffle de David.

8.2 La majesté de l’Éternel se voit dans toute la création pour celui qui a des yeux pour voir. N’importe quel domaine des sciences naturelles regorge de preuves de la sagesse et de la puissance du Créateur. La majesté de Dieu s’élève au-dessus des cieux. Les planètes, les étoiles, l’univers illimité ne peuvent que nous donner un aperçu partiel de la grandeur infinie de Dieu. Hélas, des hommes blasés balaient ces preuves comme si elles n’existaient pas.

8.3 Mais dans leur confiance innocente, les enfants chantent la grandeur de Dieu dans leurs hymnes simples. C’est ce que Jésus déclara : Dieu a caché ces choses aux sages et aux intelligents, et il les a révélées aux enfants (Matthieu 11.25). Que nous pensions aux enfants de manière littérale ou aux disciples du Seigneur qui ont une foi d’enfant, il n’en demeure pas moins qu’ils constituent un rempart qui confond les adversaires de Dieu. Ils sont souvent capables de réduire un ennemi de la foi au silence par une question innocente ou par une remarque naïve. Tout comme il suffit d’une petite aiguille pour crever un ballon, ces disciples du Seigneur que le monde méprise rabaissent souvent les prétentions orgueilleuses de ceux qui nient la main de Dieu dans la création et dans la providence.

8.4 Aucune branche des sciences ne proclame avec plus d’éloquence la grandeur de Dieu et l’insignifiance de l’homme que l’astronomie. Le simple fait que les distances doivent être mesurées en années-lumière (la distance que la lumière parcourt en un an) le confirme. La lumière parcourt environ 300 000 km par seconde, et l’année compte plus de 31,5 millions de secondes ! La lumière parcourt donc environ 9 500 milliards de km en une année. Et certaines étoiles sont à des milliards d’années lumière de la terre ! Il n’est pas étonnant que nous parlions de calculs astronomiques. Il suffit de regarder les cieux la nuit pour avoir une idée de la grandeur de Dieu. La lune et les étoiles sont l’ouvrage de ses mains. Quand on songe aux innombrables milliards d’étoiles, aux distances incommensurables de l’univers, et à la puissance qui maintient les planètes sur leur orbite avec une précision mathématique, on reste confondu.

8.5 Comparativement aux astres de l’univers, la planète Terre n’est qu’un grain de poussière. Que dire alors de l’homme placé sur cette planète ? Et cependant, Dieu s’intéresse à chaque individu ! Il est animé d’un souci personnel intime pour chaque être humain.

8.6 Dieu a fait l’homme à son image, à sa ressemblance. Bien qu’inférieur à Dieu, l’homme a en commun avec lui certaines facultés qui ne sont pas partagées avec aucune autre créature sur terre. Dieu déclara bon tout ce qu’il avait fait, mais quant à la création de l’homme il vit que c’était « très bon ».

8.7-9 En tant que représentant de Dieu sur la terre, l’homme reçut la domination sur les animaux, les oiseaux et les poissons et sur toutes sortes d’animaux. Il n’y a rien qui ne soit pas placé sous son autorité. L’auteur de la lettre aux Hébreux nous rappelle cependant que nous ne voyons pas aujourd’hui que tout est soumis à l’Homme (Hébreux 2. 5-9). Les chiens aboient contre l’homme, les serpents le mordent, les oiseaux et les poissons l’évitent. Il y a une explication à cela : quand le péché entra dans le monde par Adam, l’homme perdit sa souveraineté indiscutable sur les créatures inférieures. Mais le dessein de Dieu subsiste. Il a décrété que l’homme exercera la domination, et rien ne peut contrecarrer le plan divin. Si nous ne voyons pas que toutes choses sont soumises à l’homme actuellement, nous voyons au moins Jésus, celui qui restaurera finalement la domination de l’homme. Quand Christ vint sur la terre, il se rendit temporairement inférieur aux anges pour pouvoir mourir en homme au profit de la race humaine (Hébreux 2.9). Maintenant, il est couronné de gloire et d’honneur à la droite de Dieu. Un jour, Christ, le Fils de l’homme, reviendra sur terre pour y régner comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

8.10 Le peuple des rachetés de Dieu entonnera alors un chant : 
« Éternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique sur toute la terre ! »