Cours en ligne: Le Chrétien et la Colère

Leçon: Notions de base concernant la colère

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« Car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu »(Jacques 1.20)

La relation entre la colère et la paix

Avez-vous remarqué la manière dont l’apôtre Paul commence chacune de ses épîtres ? « Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ » (Philippiens 1.2). Parfois ses salutations incluent la miséricorde entre la grâce et la paix, mais dans chacune de ses lettres, la grâce précède toujours la paix. Une œuvre de grâce doit s’accomplir dans nos cœurs pour que la paix puisse y prendre place. Dieu doit travailler sur nous et en nous si nous voulons connaître sa paix. « La paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4.7).

Pour cette raison, il nous faut comprendre et évaluer notre colère à la lumière des Ecritures et avec un discernement spirituel. Si notre colère est une colère juste, nous devons l’offrir à Dieu pour qu’Il s’en serve à sa gloire. Dans certains cas, si nous souffrons injustement, cette démarche exigera de nous de lâcher prise sur notre colère. Si nous faisons cela, en souffrant injustement nous offrirons un sacrifice de bonne odeur. L’homme ne peut pas tricher contre le temps qui passe, et dans un jour à venir le Seigneur jugera cette affaire à notre satisfaction. Si notre colère est injuste (égoïste), il faut l’éteindre. Il n’y a pas de place pour le ressentiment et la rage dans le cœur du chrétien, si Jésus-Christ y règne! (Lire Matthieu 11.28-30)

Le Seigneur est « doux et humble de cœur », Matthieu 11.29. Un commentaire biblique dit au sujet de ce verset : « Là où règnent l’orgueil et la colère, il n’y a que peine et angoisse ; mais là où règnent la douceur et l’humilité de Jésus-Christ, tout est doux, paisible même, et tranquille ; car l’œuvre de la justice est la paix, et l’effet de la justice la tranquillité et l’assurance pour toujours. »

La colère est un don de Dieu

Concernant l’habitude des hommes de mal gérer leur colère, Aristote a dit : « Tous peuvent se mettre en colère. C’est facile. Mais ce qui n’est pas facile et qui ne relève pas de la capacité de chacun, c’est de se mettre en colère avec la bonne personne, au bon degré, au bon moment et de la bonne manière. » La colère est une des émotions les plus puissantes et autoritaires que Dieu a donnée à l’humanité le jour où il a soufflé dans les narines d’Adam un souffle de vie.

La colère est une émotion

Pour certaines personnes la colère est devenue un grand luxe dont elles abusent égoïstement. Au cours des dernières années, le nombre de personnes suivant une relation d’aide au sujet de leur colère est monté en flèche – c’est un des fruits d’une culture égoïste. Une société caractérisée par la maltraitance des enfants, l’immoralité, les foyers brisés, le manque de respect pour l’autorité, et une piètre éducation des enfants, est destinée à connaître une épidémie de colère.

Récemment, la presse a rapporté un cas de «Crise de rage dans un restaurant ». Un homme, apparemment en colère parce que son sandwich steak et fromage, payé cinq euros, était trop froid, a été arrêté et inculpé d’avoir menacé de faire exploser le restaurant et de tuer le gérant. De la rage au volant jusqu’au terrorisme, les actes de colère dominent les médias. La colère et la mort dirigent une société qui s’est peu à peu séparée de Dieu, car la vie et la paix ne sont obtenues que par Jésus-Christ (Jean 1.4 ; 16.33).

Les Ecritures nous aident à comprendre la colère

Sans la Parole de Dieu, les Saintes Ecritures, l’humanité ne saurait ni ce qu’est la colère ni comment s’en servir. Sans le Saint-Esprit qui habite en lui, le chrétien n’aurait aucun espoir de lâcher prise à sa colère pour accomplir la justice à la gloire de Dieu. « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère » (Ephésiens 4.26). Dans un commentaire sur la première partie de ce verset, le prédicateur Charles Spurgeon a écrit : « Il ne peut guère y avoir de la bonté chez un homme s’il ne se met pas en colère contre le péché ; celui qui aime la vérité doit détester toute fausseté. » La colère juste vise le bien et apporte une bénédiction, tandis que la colère injuste exprime la rage et nourrit le ressentiment. Pour que le soleil se couche sur un cœur tranquille et paisible, il faut d’abord éteindre les flammes féroces de la rage et les braises chaudes du ressentiment.

C’est seulement en apprenant à connaître la Parole de Dieu et en s’y soumettant qu’on peut être libéré de la colère, guéri émotionnellement et régénéré spirituellement. « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8.32, 36). Il existe aujourd’hui une variété de méthodes humaines pour gérer soi-même sa colère. Dans les paroles d’un commentateur contemporain : « La psychothérapie peut poser un sparadrap sur la plaie ; mais pour guérir, la vie de l’homme devra être changée à partir de l’intérieur. » Dans les pages qui suivront, le lecteur pourra d’abord prendre connaissance de la colère désirée par Dieu, c’est-à-dire la colère que nous voyons dans son propre caractère juste. Ensuite il pourra voir les outils adéquats pour aligner les mauvaises attitudes de colère sur les objectifs de Dieu. Pour permettre à notre âme de jouir de la sérénité, nous devrons purifier notre colère, guérir les cicatrices émotionnelles, renoncer à des penchants égoïstes, et faire l’expérience du pardon, celui de Dieu et le nôtre. La colère n’est pas toujours une émotion néfaste ; il existe des circonstances qui requièrent un comportement motivé par la colère pour accomplir le bien. Lorsque nous choisissons de respecter la justice de Dieu dans notre colère, Dieu s’en trouve honoré.

Les Ecritures nous enseignent au sujet de la colère de Dieu

Dieu démontre cette réalité dans son propre caractère et son comportement. L’Ancien Testament contient plus de 200 références directes à la colère de Dieu, et environ 150 autres références implicites. La colère de Dieu est associée à la conduite injuste de ses créatures. Dieu est saint par nature et ne peut donc pas pécher (Psaume 30.5 ; 111.9). « Car l’Eternel est juste, il aime la justice » (Psaume 11.7). L’essence même de Dieu définit ce qui est juste ; rien n’est saint en dehors de Dieu (Esaïe 45.5-7). Le fait que l’Ecriture révèle fréquemment la colère de Dieu comme une émotion juste face à une conduite injuste affirme que la colère en elle-même n’est pas un péché. De même, nous sommes tous, de temps à autre, confrontés à des circonstances qui nous incitent à la colère. Le défi est de nous assurer que notre colère honorera Dieu et qu’elle ne nuira pas inutilement aux autres ni ne servira à nos propres fins.

L’objectif : gérer ma colère

Paul a exhorté les croyants d’Ephèse : « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère, et ne donnez pas accès au diable » (Ephésiens 4.26-27). C’est là le problème. La colère peut me rendre capable de m’exprimer de manière spectaculaire, mais parce qu’elle est une émotion si puissante, je risque au bout d’un moment d’avoir du mal à bien la gérer. Si ma colère se fige, elle me poussera en fin de compte à pécher contre Dieu et à faire du mal aux autres. Je dois éteindre la colère dès qu’elle aura servi à Dieu, sinon elle finira par servir la chair (la nature pécheresse).

Dans les pages qui suivront, nous nous attaquerons aux questions telles que :

« Pourquoi suis-je en colère ? »

« Devrais-je être en colère ? »

« Comment faire pour contrôler mes sentiments de colère ? »

« Comment ma colère peut-elle profiter aux autres et servir Dieu ? »

Dans l’Ecriture nous verrons ce qu’est la colère juste de Dieu, ensuite nous commencerons la tâche difficile d’aligner notre colère égoïste et notre comportement injuste sur la justice de Dieu. Cette tâche exigera de chacun d’entre nous d’évaluer honnêtement sa disposition à la colère, de supprimer certains états d’âme qui produisent fréquemment des sentiments de colère, et d’apprendre certaines techniques afin de gérer sa colère d’une manière qui honore Dieu. Si vous gérez mal votre colère, ce cours vous guidera vers une plus grande maîtrise de soi.

La colère se manifeste contre le péché

Nous pouvons observer que l’Ecriture ne mentionne pas la colère avant la chute de l’homme ou la rébellion de Lucifer. Dieu n’est sujet au changement dans aucun aspect de son essence ni de son caractère (Malachie 3.6). Adam a été formé à « l’image » de Dieu (Genèse 1.26). Il avait donc la capacité de ressentir la colère dès sa création. Aussi longtemps que l’homme était dans le jardin d’Eden, cependant, la colère est restée en sommeil, parce qu’elle n’était ni souhaitée, ni utile.

L’homme avait été créé à l’image de Dieu pour être le représentant visible de l’autorité de Dieu sur sa création ; ainsi, l’homme a été la couronne de Dieu pour la création (Hébreux 2.7-8). Aussi longtemps que l’homme innocent et droit a respecté l’autorité de Dieu dans la création, un état de bonheur a existé dans le jardin d’Eden, car il n’y avait rien qui puisse provoquer la colère. Nous pouvons donc en conclure que toute colère se manifeste, de manière juste ou injuste, en conséquence d’un méfait – c’est-à-dire, du péché. Le péché provoque la colère ; et si la colère n’est pas bien gérée, elle incite à pécher davantage. C’est un cercle vicieux qui garantit beaucoup de souffrances et de douleurs.

Avant d’examiner les particularités et les imperfections de notre colère, nous avons besoin de faire des recherches sur l’objectif de Dieu concernant la colère, et comment en faire bon usage. Le meilleur moyen d’atteindre ce but est d’examiner ce que Dieu a révélé dans les Ecritures concernant sa propre colère. La colère du Seigneur est toujours parfaite et en accord avec son caractère divin. Dieu n’est pas poussé à l’action par une émotion particulière de manière à compromettre en quoi que ce soit la perfection de son caractère. L’amour, la grâce, la miséricorde, la droiture, la justice, la patience, la pureté, et ainsi de suite, sont toujours satisfaites dans chaque action divine.

La colère par rapport à la sainteté

Certains lecteurs ont pu entendre dans leur enfance leurs parents leur dire « Fais ce que je dis et non pas ce que je fais. » Notre Père céleste, Lui, peut véritablement nous charger de « faire ce que je fais et ce que je dis », car il n’y a aucune inconséquence entre les deux. Dieu désire que ses enfants soient semblables, en pensée et en action, à Lui et à Son Fils (Romains 8.29). « Vous serez saints, car je suis saint » (1 Pierre 1.16).

C’est par la lecture de la Parole de Dieu que nous pourrons comprendre ce qu’est la justice et la bonne façon d’agir (Jacques 1.23-25), de manière à « nous voir tels que nous sommes » par contraste avec la sainteté de Dieu. Lorsque le croyant se soumet aux Ecritures, il est transformé pour ressembler de plus en plus à Jésus-Christ.

Lorsque nous nous soumettons au contrôle du Saint-Esprit, la sainteté fera vraiment son entrée dans notre vie. Un prédicateur connu du début du 20ème siècle constate: « Tout au long de ma vie j’ai appris la vérité suivante – plus mon cœur se laisse absorber par Jésus-Christ, plus j’expérimente la délivrance de la puissance du péché, et plus je me rends compte que l’amour de Dieu se répand dans mon cœur par le Saint-Esprit qu’Il m’a donné ».

Apprenons donc les caractéristiques de la colère de Dieu et prions qu’Il nous donne la grâce de conformer l’action de notre colère à la sienne. Vivre une vie centrée sur Jésus-Christ, une vie bien disciplinée, réduira le nombre d’occasions où nous ressentons de la colère inutilement ou de manière inappropriée. Lorsque nous sommes en communion intime avec le Seigneur, la puissance du Saint-Esprit contrôle efficacement notre colère et la façonne pour accomplir la justice de Dieu.

Dieu est lent à la colère

« L’Eternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté ; Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas sa colère à toujours » (Psaume 103.8-9).

« L’Eternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et plein de bonté ». (Psaume 145.8).

Dieu est lent à la colère, et nous aussi devrions l’être. Le fait que la colère de Dieu ne s’embrase pas vite ne veut pas dire qu’Il néglige d’agir. Sa lenteur à la colère garantit une réponse réfléchie au bon moment. Par son propre caractère Dieu démontre que la colère doit être une émotion secondaire et non pas primaire. Si la colère était une émotion primaire, elle dirigerait notre vie d’une main lourde. La colère ne doit pas être une émotion à la gâchette facile, qui entre et sort rapidement de notre routine quotidienne. Dieu désire pour nous une attitude de patience, qui permet à la colère de livrer une réponse mesurée et au meilleur moment.

« Celui qui est prompt à la colère fait des sottises, et l’homme plein de malice s’attire la haine » (Proverbe 14.17).

« Car il faut que l’évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu ; qu’il ne soit ni arrogant, ni colérique… »  (Tite 1.7).

« Celui qui est lent à la colère vaut mieux qu’un héros, et celui qui est maître de lui-même, que celui qui prend des villes » (Proverbe 16.32).

Dieu peut être irrité (incité à la colère)

L’Eternel n’est pas un Dieu furieux, mais il peut être « irrité », ou « incité à la colère ».

« Lorsque tu auras des enfants, et des enfants de tes enfants…si vous faites ce qui est mal aux yeux de l’Eternel votre Dieu, pour l’irriter… » (Deutéronome 4.25).

« Je me prosternai devant l’Eternel, comme auparavant, quarante jours et quarante nuits, sans manger de pain et sans boire d’eau, à cause de tous les péchés que vous aviez commis en faisant ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, pour l’irriter. » (Deutéronome 9.18).

Le Seigneur Jésus a dit : «Quiconque se met en colère contre son frère est passible de jugement » (Matthieu 5.22). Une des premières questions que nous devrions nous poser dès que nous ressentons de la colère est : « Ai-je une raison juste de me mettre en colère ? » Si la situation n’exige pas un comportement déclenché par la colère, alors nous avons été faussement incités à la colère.

« …la colère de l’Eternel s’enflamma contre Moïse… » (Exode 4.14).

« Le peuple murmura, et cela déplut à l’Eternel. Lorsque l’Eternel l’entendit, sa colère s’enflamma ; le feu de l’Eternel s’alluma parmi eux, et dévora l’extrémité du camp » (Nombres 11.1).

Le mot hébreu traduit par « s’enflamma » dans les versets cités ci-dessus est charah qui signifie « devenir chaud ». Il s’applique normalement dans un sens figuré, « s’enflammer ». Le mot décrit l’action d’allumer des matériaux combustibles et d’en nourrir les premières étincelles pour produire un bon feu. Non seulement Dieu est-il lent à la colère, mais une fois irrité, sa colère mûrit entièrement avant qu’Il ne passe à l’action. Sa colère demande d’être suffisamment nourrie avant d’exiger une vengeance enflammée. « C’est pourquoi… montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant » (Hébreux 12.28-29).

La colère de Dieu ne dure pas

« Chantez à l’Eternel … chantez par vos louanges sa sainteté ! Car sa colère dure un instant, mais sa grâce toute la vie » (Psaume 30.5-6).

« Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas sa colère à toujours » (Psaume 103.9).

La colère doit avoir un objectif immédiat à l’honneur de Dieu, sinon il faut l’abandonner. C’est une règle fondamentale de la gestion de la colère : ma colère doit avoir un but juste dans l’immédiat, sinon il faut la rejeter. Une fois que la colère juste a servi Dieu, il faut l’abandonner. La colère est une émotion trop forte pour être contenue ou contrôlée pendant une longue période ; elle finira par servir la chair – et en ce faisant, nous pécherons contre Dieu.

« Garde le silence devant l’Eternel, et espère en lui ; ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies, contre l’homme qui vient à bout de ses mauvais desseins. Laisse la colère, abandonne la fureur ; ne t’irrite pas, ce serait mal faire » (Psaume 37.7-8).

« Ne te hâte pas dans ton esprit de t’irriter, car l’irritation repose dans le sein des insensés » (Ecclésiaste 7.9).

La colère de Dieu mène à son œuvre secondaire

« Car l’Eternel se lèvera comme à la montagne de Peratsim, Il s’irritera comme dans la vallée de Gabaon, pour faire son œuvre, son œuvre étrange, pour exécuter son travail, son travail inouï » (Esaïe 28.21).

Esaïe attire notre attention sur le fait que la colère de Dieu, qui mène à son courroux et au jugement, ne fait pas partie de son œuvre première. La colère de Dieu, qui mène au jugement et ensuite à la destruction, est un aspect nécessaire de sa souveraineté, mais son œuvre normale et habituelle provient de sa grâce et de son amour. Non pas que la juste colère soit moins noble que l’amour divin, car ils oeuvrent souvent ensemble.

Un auteur du 20ème siècle l’explique : « C’est l’amour de Jésus pour l’homme à la main desséchée qui a réveillé sa colère contre ceux qui lui refusaient la guérison. C’est son amour pour son Père, et son zèle pour la gloire de Dieu, qui ont enflammé sa colère contre les marchands mercenaires qui avaient transformé en un repaire de brigands sa maison de prière pour toutes les nations»

Même si les Ecritures parlent souvent de la colère de Dieu, ses actions de miséricorde, d’amour et de grâce restent son œuvre normale, habituelle. Dieu est un Dieu d’amour (1 Jean 4.8), mais pour rester juste, il ne pouvait pas sauver l’humanité par l’amour seulement. Sa justice exigeait le jugement du péché.

« Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère » (Romains 5.8-9).

Ainsi l’amour de Dieu a trouvé le moyen d’offrir le Salut tout en restant juste, car Il a jugé son Fils pour le péché des hommes. Dieu peut en toute légalité offrir le don du Salut éternel à « quiconque » croit au message. Ceux qui rejettent son offre de grâce passeront l’éternité en enfer, « car le salaire du péché, c’est la mort »  (Romains 6.23). « L’Eternel Dieu est lent à la colère, mais lorsqu’il est irrité, comme il le sera contre ceux qui en fin de compte auront rejeté son Fils, il déploiera toute son omnipotence pour juger ses ennemis » a dit Charles Spurgeon.

Pour résumer

Un auteur contemporain décrit de manière concise le contraste entre la colère juste de Dieu et notre tendance naturelle à pécher lorsque nous sommes en colère : « Dans le jardin de Gethsémané, Pierre a été lent à écouter, rapide à parler et à se mettre en colère – et il a failli tuer un homme avec son épée. Les conflits dans les églises sont souvent la conséquence d’un caractère vif et de paroles irréfléchies. Il existe une sainte colère contre le péché (Ephésiens 4.26) ; et si nous aimons Dieu, nous devons haïr le péché (Psaume 97.10). Mais la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu (Jacques 1.20). En réalité, la colère est tout l’opposé de la patience que Dieu veut produire dans notre vie lorsque nous grandissons en Jésus-Christ »

Selon cette évaluation biblique de la colère de Dieu et de ses exhortations concernant notre propre colère, les principes suivants doivent caractériser la gestion de notre colère :

1. Je dois être lent à la colère.

2. Ma colère doit être provoquée par une juste cause.

3. Ma colère doit mûrir avant de passer à l’acte de justice.

4. Ma colère doit avoir un objectif juste dans l’immédiat pour me pousser à l’action.

5. Si ma colère ne peut servir la justice dans l’immédiat, je dois l’abandonner.

6. Ma colère doit être rapidement abandonnée après avoir servi un objectif juste.