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Le livre de l'Ecclesiaste

Introduction au livre de L’Ecclésiaste

I. PLACE UNIQUE DANS LE CANON

L’Ecclésiaste est un livre de la Bible dont le caractère unique n’a jamais été contesté, même si presque tout ce qui le concerne l’a été (par exemple, son auteur, sa date de rédaction, son thème et sa théologie). Si ce livre semble s’opposer au reste de la Parole de Dieu, c’est parce qu’il présente la réflexion humaine « sous le soleil ». Cette expression est la clé la plus importante pour comprendre le livre. Le fait qu’elle revienne vingt-neuf fois indique clairement la perspective de l’auteur. Sa quête est confinée à cette terre. Il met le monde sens dessus dessous pour trouver la solution à l’énigme de la vie. Et il conduit sa réflexion en dehors de toute référence à Dieu. Si l’on ne garde pas constamment à l’esprit cette clé – sous le soleil – le livre présente des difficultés insurmontables. Il semble contredire le reste de l’Écriture, promulguer des doctrines pour le moins étranges et promouvoir une morale sujette à caution, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais si on se rappelle que l’Ecclésiaste est un précis de sagesse humaine et non divine, on comprendra pourquoi certaines de ses conclusions sont vraies, d’autres à moitié vraies et d’autres totalement fausses. Illustrons par quelques exemples. Ecclésiaste 12.3 est un conseil juste et applicable aux jeunes de toutes les époques : ils doivent se souvenir de leur Créateur pendant leur jeunesse. Le verset 4 du chapitre 1 n’est qu’à moitié vrai : il est vrai qu’une génération succède à une autre, mais il n’est pas vrai que la terre subsiste à toujours (cf. Psaume 102.25-26 et 2 Pierre 3.7, 10). Et les affirmations suivantes ne sont pas vraies du tout : « Il n’y a de bonheur pour l’homme qu’à manger et à boire, et à faire jouir son âme du bien-être, au milieu de son travail » (2.24) ; « La supériorité de l’homme sur la bête est nulle » (3.19) ; « Les morts ne savent rien » (9.5). Si Dieu n’avait pas révélé la vérité, nous serions probablement arrivés aux mêmes conclusions.

L’Ecclésiaste et l’inspiration

Nos affirmations selon lesquelles certaines conclusions du livre « sous le soleil » sont vraies, et d’autres entièrement fausses portent-elles préjudice à la doctrine de l’inspiration ? Pas le moins du monde. Le livre fait partie intégrante de la Parole de Dieu, l’Écriture inspirée. L’Ecclésiaste est inspiré dans le sens qu’il se trouve dans le canon des Écritures par ordre divin. Nous croyons à l’inspiration verbale et entière de l’Ecclésiaste comme à celle des autres livres de la Bible. Or, les livres inspirés contiennent parfois des déclarations de Satan ou d’hommes qui ne sont pas vraies. Ainsi, dans Genèse 3.4, Satan dit à Ève qu’elle ne mourrait pas si elle mangeait du fruit de l’arbre qui était au milieu du jardin. C’était évidemment un mensonge, mais il est contenu dans la Bible pour montrer que le diable est menteur dès le commencement. Comme le fait remarquer le Dr Chafer : L’inspiration rapporte les mensonges de Satan (ou des hommes) sans pour autant les justifier et les sanctifier. Elle garantit la narration exacte de ce qui a été dit, en bien ou en mal.

Mauvais usage de l’Ecclésiaste

C’est justement parce qu’il présente la façon de raisonner humaine « sous le soleil » que l’Ecclésiaste est l’un des ouvrages préférés des sceptiques et des sectes hérétiques. Leurs adeptes citent ce livre avec beaucoup d’enthousiasme pour justifier leur incrédulité ou leurs doctrines hérétiques, notamment celles qui concernent la mort et ce qui la suit. Ils citent par exemple des versets pour affirmer le sommeil de l’âme après la mort et l’annihilation des méchants à leur mort. Ils sortent les versets de leur contexte et en tordent le sens pour nier l’immortalité de l’âme et la doctrine du châtiment éternel. Mais ils évitent bien de donner la clé de l’interprétation ; ils ne disent jamais à leurs adhérents ni à leurs victimes que l’Ecclésiaste énonce les principes de la sagesse humaine «sous le soleil» et qu’il ne contient donc pas de textes probants concernant la foi chrétienne.

II. AUTEUR

Jusqu’au dix-septième siècle, la plupart des Juifs et des chrétiens croyaient que Salomon était l’auteur du livre de l’Ecclésiaste. Un siècle plus tôt, le très conservateur Martin Luther avait déjà rejeté l’idée que Salomon puisse être l’auteur de ce livre, mais il était une exception. Certains seront peut-être surpris d’apprendre que la plupart des spécialistes des questions bibliques de notre temps, y compris les conservateurs, pensent que le livre n’a pas été écrit par Salomon, mais qu’il a été présenté comme si Salomon en était l’auteur. Il ne s’agirait pas d’une supercherie, mais d’un procédé littéraire.

Le problème que pose la paternité littéraire de Salomon

La principale raison qui pousse certains à rejeter l’idée que le livre ait été écrit par le roi Salomon est d’ordre linguistique. Beaucoup d’exégètes affirment que le livre contient des mots et des constructions grammaticales qui n’existaient pas avant la captivité babylonienne. Pour la plupart des évangéliques, l’idée de mettre artificiellement ces paroles dans la bouche de Salomon est un procédé littéraire injustifiable et revient à tromper les croyants occidentaux. Nous ne pouvons pas entrer ici dans le détail des discussions entre partisans et adversaires d’une paternité littéraire de Salomon. Disons cependant qu’aucun argument avancé par ceux qui refusent de voir en Salomon l’auteur de l’Ecclésiaste n’est irréfutable. Des savants comme Gleason Archer affirment que rien n’oblige à croire que Salomon n’a pas rédigé l’Ecclésiaste.

Les arguments en faveur de Salomon comme auteur

Puisque le point de vue traditionnel n’a jamais été vraiment réfuté, bien qu’il soit actuellement très impopulaire, nous estimons qu’il vaut mieux nous y tenir et reconnaître Salomon comme auteur de l’Ecclésiaste. Les preuves indirectes incluent 1.1, 12 où l’auteur se présente comme « fils de David, roi de Jérusalem ». S’il est vrai que le terme « fils » peut s’appliquer à n’importe quel descendant, cependant, associé aux détails que le texte fournit et qui corroborent ce que nous savons du règne de Salomon, il a un poids non négligeable. Comme l’auteur dit « avoir été » roi, certains écartent le nom de Salomon, car celui-ci est mort en étant roi. Ce n’est pas un argument convaincant. En effet, en écrivant ce livre à un âge avancé, Salomon a pu parler de son règne de cette façon-là, au passé. Les références historiques directes se rapportent exactement à Salomon et à personne d’autre. Salomon a été roi à Jérusalem : (1) il possédait une grande sagesse (1.16) ; (2) il était très riche (2.8) ; (3) il ne s’est refusé aucun plaisir (2.3) ; (4) il possédait de nombreux serviteurs (2.7) ; (5) il fut célèbre pour avoir fait construire de superbes édifices et favorisé l’embellissement du paysage (2.4-6). La tradition juive attribue l’Ecclésiaste à Salomon et des centaines de savants chrétiens au cours des siècles ont partagé ce point de vue, sauf ces derniers temps. Cette preuve, ajoutée au fait que de nombreux hébraïsants ont battu en brèche les arguments linguistiques avancés par les adversaires de la position traditionnelle nous confortent dans notre conviction que Salomon est bien l’auteur de l’Ecclésiaste, comme l’a affirmé de tout temps la tradition judéo-chrétienne.

III. DATE

Si nous acceptons Salomon comme l’auteur humain de ce livre, nous pouvons fixer une date de rédaction autour de l’an 930 av. J.-C. Le roi l’écrivit dans sa vieillesse, quand il avait perdu toutes ses illusions sur une vie centrée sur soi-même. Si on ne croit pas que Salomon soit « l’Ecclésiaste, c’est-à-dire le « prédicateur » (Qoheleth), alors les dates de rédaction du livre peuvent se situer sur presque mille ans. » Parce que de nombreux savants considèrent comme de l’hébreu « tardif » (mais qu’Archer désigne d’hébreu « unique »), on estime que le livre a été écrit à une époque post-exilique tardive (350-250 av. J.-C.) Certains évangéliques préfèrent la période perse tardive, qui la précède immédiatement (450-350 av. J.-C.). La dernière date de rédaction possible se situerait entre 250 et 200 av. J.-C., puisque le livre apocryphe de l’Ecclésiastique (écrit vers 190 av. J.-C.) mentionne l’Ecclésiaste. De plus les manuscrits de la mer Morte (fin du deuxième siècle av. J.-C.) contiennent des fragments du livre.

IV. ARRIÈRE-PLAN ET THÈMES

En admettant que Salomon soit l’auteur de l’Ecclésiaste, il nous est plus facile de définir la toile de fond historique et le thème du livre.

La quête de Salomon

À un moment de sa vie, Salomon se décida à chercher le vrai sens de l’existence humaine. Il était résolu à trouver la vraie vie. Richement comblé en sagesse et en richesses (1 Rois 10.14-25 ; 2 Chroniques 9.22-24), Salomon se dit que s’il y avait quelqu’un qui était capable de trouver une satisfaction durable, c’était bien lui. Mais d’emblée sa recherche était viciée par une condition qu’il s’imposait. Il voulait trouver le sens de la vie par lui-même. Il espérait que son intelligence lui permettrait de parvenir à l’épanouissement dans la vie, sans que soit nécessaire la révélation divine. Ses investigations seraient donc celles d’un homme livré à lui-même, sans le secours de Dieu. Il chercherait « sous le soleil » ce que la vie avait de meilleur à offrir.

Les découvertes de Salomon

Sa recherche du sens de la vie se termine par la conclusion désabusée que la vie n’est que « vanité et poursuite du vent » (1.14). Aussi loin que le mènent ses recherches, la vie ‘sous le soleil’ ne justifie pas les efforts déployés pour lui trouver un sens. Il n’a pas été en mesure de trouver d’accomplissement ou de satisfaction durable. Malgré toute sa sagesse et toute sa richesse, il n’est pas parvenu à trouver une bonne raison de vivre. Sa conclusion est évidemment juste. Si l’on ne s’élève pas au-dessus du soleil, la vie est vaine et futile. Elle n’a pas de signification. Tout ce que le monde peut offrir pris dans son ensemble, ne peut satisfaire le cœur de l’homme. Pascal a dit : « Il y a dans le cœur de l’homme un vide en forme de Dieu. » Et Augustin a déclaré : « Tu nous as faits pour toi, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne t’a pas trouvé. » L’expérience de Salomon confirme bien à l’avance la parole du Seigneur Jésus : « Quiconque boit de cette eau aura encore soif » (Jean 4.13). Les eaux de ce monde ne peuvent procurer une satisfaction durable. La quête de Salomon en vue de découvrir la réalité des choses ne fut qu’une phase temporaire, un simple chapitre dans sa biographie. Nous ignorons l’âge qu’il avait quand il s’est lancé dans cette poursuite philosophique de la vérité, mais il était déjà âgé quand il nota ses conclusions (1.12 ; 12.1). En fin de compte, Salomon parvint à voir ces choses d’une position plus élevée au-dessus du soleil ; cela ressort du fait que la plus grande partie de trois livres de la Bible lui est attribuée. Mais le péché et la chute qui obscurcirent la fin de sa vie nous rappellent jusqu’où un croyant peut tomber et s’éloigner du Seigneur, et combien les types (préfigurations) du Seigneur Jésus, même les plus brillants, sont imparfaits.

Salomon et Dieu

Il est manifeste que Salomon croit en Dieu, même pendant la période où il cherche à s’accomplir. Il ne fait pas moins de quarante références à Dieu dans l’Ecclésiaste. Cela ne signifie évidemment pas qu’il était un croyant pieux. Le nom divin qu’il utilise est Elohim, le nom par lequel Dieu se révèle en tant que Créateur puissant. Pas une seule fois, il n’utilise le nom Yahweh, le Dieu de l’alliance avec l’homme. C’est là une remarque importante. L’homme peut savoir « sous le soleil » que Dieu existe. C’est ce que Paul déclare en Romains 1.20 : « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils (les hommes) sont donc inexcusables ». La création prouve de toute évidence l’existence de Dieu. L’athéisme n’est pas une preuve de sagesse, mais d’aveuglement volontaire. Dans sa quête de la vérité par sa propre intelligence humaine, Salomon, l’homme le plus sage qui ait jamais existé, a reconnu l’existence d’un Être suprême. Mais si n’importe qui peut savoir qu’il existe un Dieu (Elohim) qui a créé toutes choses, il faut une révélation spéciale pour connaître Dieu en tant que Yahweh. Il ne faut donc pas interpréter les nombreuses références à Dieu (Elohim) comme une preuve de la foi qui sauve. Ces références prouvent simplement que la création rend témoignage à l’existence de Dieu, et que les gens qui la nient sont des insensés (Psaume 14.1 ; 53.2).

L’utilité de l’Ecclésiaste

Une question se pose immanquablement : « Pourquoi Dieu a-t-il voulu qu’un livre qui ne s’élève jamais au-dessus du soleil soit inclus dans la sainte Bible ? » Le livre a été inclus avant tout pour que personne n’ait jamais besoin de refaire l’expérience lamentable de Salomon en cherchant le contentement là où il ne se trouve pas. L’homme naturel est instinctivement enclin à penser qu’il peut trouver le bonheur soit par les biens terrestres, le plaisir et les voyages, soit par la drogue, l’alcool ou le sexe. Le message de ce livre est le suivant : un homme beaucoup plus sage et infiniment plus riche que nous ne le serons jamais dans cette vie a bien essayé, mais il a échoué. Nous pouvons donc nous épargner les dépenses, les maux de tête, la frustration et les déceptions ; il suffit de regarder au-dessus du soleil, vers Celui qui seul peut satisfaire : le Seigneur Jésus-Christ. Mais le livre revêt aussi une autre valeur pour ceux qui ne sont pas prêts à accepter l’Évangile. Point n’est besoin de souligner en long et en large le contraste entre l’Ecclésiaste et l’Évangile de Christ. Il convient cependant d’insister sur le fait que le nouvel Évangile n’a pas rendu caduc ni inutile la littérature sapientiale d’autrefois. Celle-ci a accompli son œuvre dans le passé, et elle peut encore l’accomplir aujourd’hui. Il y a des moments dans la vie d’un homme où celui-ci n’est pas disposé à s’asseoir aux pieds de Jésus, et où il vaut mieux pour lui aller à l’école de Qohéleth (l’Ecclésiaste). Avant de pouvoir être vraiment rempli, il faut que le cœur se vide. Le prédicateur moderne doit souvent enseigner ce qui n’est pas obsolète et qui ne le sera jamais : « Crains Dieu et observe ses commandements. C’est là ce que doit faire tout homme ». Il doit venir à Christ pour apprendre à le faire correctement et pour apprendre ces leçons plus élevées dont ce livre ne fait que préparer la voie.

PLAN du LIVRE

I. PROLOGUE : TOUT EST VANITÉ SOUS LE SOLEIL (1.1-11)

II. TOUT EST VANITÉ (1.12 – 6.12)

A. Vanité des efforts intellectuels (1.12-18)
B. Vanité du plaisir, du prestige et de l’abondance (2)
C. Vanité du cycle de la vie et de la mort (3)
D. Vanité des injustices dans la vie (4.1-16)
E. Vanité de la religion et de la politique courantes (4.17 – 5.8)
F. Vanité des richesses éphémères (5.9 – 6.12) 

III. CONSEILS POUR UNE VIE SOUS LE SOLEIL (7.1 – 12.10)

A. Le bien et le meilleur sous le soleil (7)
B. La sagesse sous le soleil (8)
C. Jouir de la vie sous le soleil (9)
D. Le sage et l’insensé sous le soleil (10)
E. Répandre le bien sous le soleil (11.1 – 12.10

IV. ÉPILOGUE : LA MEILLEURE CHOSE SOUS LE SOLEIL (12.11-16)

Auteur du Cours : William MacDonald

A PROPOS DE CE COURS

Ce cours vous permet l’étude d’une certaine partie de la Bible. Le but du cours est de vous fournir des explications sur ces passages de la Parole de Dieu sous une forme simple et compréhensible.

Il est important de comprendre que finalement aucun commentaire (ni même celui-ci) ne pourra prendre la place qu’a la Parole de Dieu. La fonction d’un commentaire est d’apporter une explication des écrits d’un auteur de la Bible, et de renvoyer l’étudiant à la Parole de Dieu, afin que celui-ci découvre lui-même les trésors qui s’y trouvent.

La Bible est un trésor inépuisable. Aucun commentaire au monde ne peut expliquer toutes les doctrines que contient la Parole de Dieu.

COMMENT SE DÉROULE L’ÉTUDE ?

Commencez par demander à Dieu d’ouvrir votre cœur, afin de comprendre et d’accepter ce qu’Il veut vous dire par le moyen de Sa Parole. Nous vous recommandons de lire au moins deux fois chaque leçon. Ainsi vous pourrez d’abord vous faire une idée générale du contenu. Puis, lors de la deuxième lecture, vous pourrez approfondir la leçon en lisant tranquillement toutes les références bibliques indiquées.

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A la fin de chaque leçon vous trouverez un devoir correspondant pour vous tester. Si vous éprouvez de la difficulté à répondre aux questions, étudiez la leçon encore une fois, jusqu’à ce que vous vous sentiez prêt à répondre correctement aux questions. Nous vous recommandons de répondre aux questions à l’aide de votre Bible.

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Leçons

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